‹ La fin d'un monde et du neveu de RameauChapitre 50 sur 89 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

A mon grand ptonnemont, tant j’avais peur que M"'" Diderot ne l'eût consigné à la porte , je le vis revenir, trois jours après, dans son habit de tous les jours.

« Comment donc avez-vous fait, lui dis-je? Fl n'est pas facile ordinairement d’arriver jusqu’à moi , quand on est un sujet tel que vous.

— Bahl me dit-il, je connais les êtres de céans, et je sais trop bien, par expérience, ce que peut une femme en fureur; mais, grâce à Dieu, si je déplais à la bourgeoise, on a pour soi la soubrette. Est-elle jeune, on l’embras.se, et d’âge mûr, on lui propose hardiment de l’épéuserl Tel que vous me voyez, je suis en pourparler de mariage avec M"' Jeannelon; elle me trouve un petit air comme il faut; eHe dit que sa maîtresse est une bégueule de manquer de politesse à un gentilhomme tel que moi. Mais que vois-je, monsieur Diderot? vous avez mis votre robe de chambre à grands ramages, et vous êtes assis dans un fauteuil de maroquin ! Me voilà donc en présence du Diderot des di-

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