‹ La fin d'un peupleChapitre 107 sur 166 · Mart., VI, 88: XII, 48; Sen., nd Ser, XIV, i · texte numérisé non relu

Mart., VI, 88: XII, 48; Sen., nd Ser, XIV, i

d'examiner leurs traits, de peur que, sous un nom supposé, ils n'usurpent la part d'autrui. Ils ne recevront rien avant d'avoir été bien reconnus* ».

Le client qui a l'avantage d'avoir plusieurs patrons, — ce parasite, dont le poète Manilius nous trace un si plaisant portrait, qui « vaut à lui seul tout un peuple, habite tous les quartiers de la ville, s'accroche à toutes les portes et se dit l'ami de tout le monde », — ira ainsi colporter, dans toutes les maisons de sa connaissance, ses salutations intéressées ; et quand, à la suite d'une foule de pauvres hères, il les aura promenées pendant toute la matinée, il reviendra chez lui, fatigué, éreinté, demandant grâce,., et prêt . à recommencer le lendemain cette vie de honte^ ».

Si humiliantes que soient ces salutations, elles ne sont rien pourtant auprès des services, que le commun de la clientèle est tenu de rendre au patron : ce n'est point de quelques minutes chaque jour que la plupart des clients sont redevables vis-à-vis de leur maître, mais de toute la jour/iée. Se traîner dans la boue à côté de la litière où se prélasse le patron, l'accompagner partout, au forum, dans ses visites, au bain, écarter la foule sur son passage en jouant des coudes, l'applaudir au palais quand il plaide; lorsqu'il fait une lecture publique,murmureraux bons endroits les exclamations senties :

eflfecte ! graviter ! cllo ! nequiter ! euge ! béate !

admirer tout ce qu'il dit et tout ce qu'il fait, au point

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