‹ La fin d'un peupleChapitre 109 sur 166 · Jiiv., V, I, 8 ; IX · texte numérisé non relu

Jiiv., V, I, 8 ; IX

Oisiveté et corruption. — Le « vice grec ». •— L'exposition des enfants. — Ses causes. — La pauvreté du père est sa meilleure justification. — Les filles en souffrent surtout.

Lucien, dans l'un de ses dialogues, résume en termes piquants, la situation sociale du citoyen de Rome.

D. Y a-t-il un art que tu connaisses ? par exemple» la musique ? la géométrie ? la rliétorîque ? la philosophie ?

R. Non, par Jupiter.

D. Tu &ais du moins quelqu'un des métiers ordinaires, maçon ou cordonnier? Car ta fortune ne te permet pas de vivre sans exercer une de ces professions.

R. C'est vrai; et cependant je ne sais aucun de ces métiers.

D. Quelle est donc ta profession ?

R. Ma profession ? Une des plus belles, à mon avis. Si tu la connaissais, tu la louerais, j'en suis sûr. Je puis même me vanter d'en avoir perfectionné la pratique, car, pour la théorie, je n'en saurais que dire.

D. Quelle est-elle donc ?

R. Cette profession te paraîtra peut-être étrange, quand tu la connaîtras.

D. Et c'est pour cela même que je brûle de la connaître.

R. Eh bien ! c'est le métier de PARASITE 1.

Joli métier, je l'accorde, à condition qu'on ne fût point enchaîné dans les liens du mariage, ni embarrassé par le souci d'une famille à nourrir. L'homme en effet avait son oisiveté payée, mais point la femme, et non plus les enfants. Le produit des suffrages, les profits de la clientèle, même les largesses de l'annone,

i. Lucien., Paraa., 1.

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