‹ La fin d'un peupleChapitre 135 sur 166 · Dig.^JiW, 7.1 et · texte numérisé non relu

Dig.^JiW, 7.1 et

mentaux qui distinguent l'union légale de Tunion libre. Elle est monogamique, exclusive de toute autre union concomittante : Thomme marié ne peut pas avoir de concubine ; on ne peut pas avoir en même temps deux concubines ; une concubine ne peut pas appartenir à deux individus ensemble. Elle est attributive de paternité : l'enfant qui naît du concubinat n'est pa» un spurius, un vulgo conceptm; il a une filiation certaine, non seulement par rapport à sa mère, mais aussi par rapport à son père...

II. Après avoir facilité le plus possible la célébration des mariages, il fallait continuer l'œuvre en entravant leur dissolution. Il n'est pas douteux qu'Auguste l'ait compris; l'un de ses historiens les plus exacts nous dit eh trois mots qu'il y a travaillé : « Divortiismodum imposuit^ »; mais ses réformes sur ce point furent si timides qu'on a quelque peine à les découvrir.

Il y a une innovation qui, sans conteste, appartient à l'œuyre d'Auguste ; mais c'est une innovation de forme et point une réforme de fond. Jusqu'à la loi Julia de adulteriis, c'est à-dire jusqu'à l'an de Rome 737, la répudiation ne fut soumise à aucune espèce de formalités : au point qu'on résolvait par l'attirmative, au temps de Cicéron, la question de savoir si le divorce peut résulter d'une manifestation tacite de volonté, et qu'on ne punissait pas le fait de bigamie parce qu'il n'était pas possible. La loi Julia exigea que désormais, à peine de nullité, la volonté de répudier fût

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