‹ La fin d'un peupleChapitre 141 sur 166 · Fust. de Coul., La Ht^ antique, II · texte numérisé non relu

Fust. de Coul., La Ht^ antique, II

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niers outrages^ . Mais à la différence de la femme, il échappe (sauf rares exceptions) à toute peine, en dehors du flagrant délit :ssi faute est, comme pour le voleur à Lacédémone, non point de commettre le crime mais de se laisser prendre.

Ce n'est donc point à inventer les peines que consiste TcBuvre d'Auguste. Ce n'est pas davantage à les aggraver, puisqu'elles étaient aussi élevées que possible ; et même il les atténue pourries mettre en rapport avec l'adoucissement de la législation pénale. Ainsi, le dfoit de tuer la femme prise en flagrant délit d'adultère est retiré tout à fait au mari, et n'est laissé au père que bOus certaines conditions ; et, en dehors du flagrant délit, la mort ne pourra plus être prononcée contre elle, mais seulement la relegatio in insulam, c'est-à-dire le bannissement, et une peine pécuniaire, qui consiste dans la confiscation de la moitié de ses biens. Quant au complice, si la situation de celui qui n'a pas été pris sur le fait est aggravée (il est puni des mêmes peines que la femme), — la situation de celui qui s'est fait prendre est améliorée ; non seulement on ne peut plus lui faire subir'la mort tourmentée que j'indiquais, mais on ne peut le tuer que s'il n'est pas une personne honorable, si par exemple c'est un acteur, un saltimbanque, un entremetteur, l'affranchi du mari ou de la femme, un individu noté d'infamie... — La réforme a été non d'aggraver les peines, mais de les rendre impitoyables.

Jusqu'à la loi Julia, l'adultère et son complice étaient à la discrétion absolue du mari : il dépendait

1. Gell., X. 23 ; Hor., SaU, l, 2. — Cf. Esmein, le délit tVadultèrtà Rome,

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uniquement duniari de le» punir ou de ne les paint punir. Vis-à vis de sa femme, il lui arrivait souvent de fermer les yeux, soit par faiblesse, soit par indifférence, et parce qu'en somme il n'avait aucun intérêt à user du redoutable pouvoir que lui donnait la loi. Au complice il ne pardonnait pas si vite ; mais plutôt que de lui tirer son sang goutte à goutte, il préférait lui prendre en bloc une somme de.. .,

pro corpore nummos 1.

L'exemple de pareille composition, que la loi permettait et qu'approuvaient les mœurs, — plus avantageuse pour le mari et relativement plus agréable au châtié que la mort, — était venu de très haut : de l'Olympe. « Mars, l'immortel aux rênes d'or, a sédiflt par de nombreux présents^ Vénus, la déesse à là belle ceinture ; mais le sol ûl, témoin de leurs coupables amours, est ailé prévenir l'époux trompé, Vulcain, qui, à cette aflfreuse nouvelle, se rend à sa forge en méditant de sinistres desseins. Il place sur un billot une énorme enclume, et forme des chaînes indestructibles ' et indissolubles, des chaînes qui lient éternellement. Quand il a terminé son œuvre artificieuse, il se rend, plein de colère, dans la chambre ojà était placée sa couche II entoure de liens les supports du lit, et attache aux lambris supérieurs d'autres chaînes d'une finesse égale au fil de l'arïiignée, et que nul ne peut apercevoir, tant elles sont forgées avec adresse; puis il feint d'aller à Lemnos. Et lorsque, revenu, il trouve les amants divins enctiainés Tun près dé l'autre sûr la

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