‹ La fin d'un peupleChapitre 144 sur 166 · Ulp., XVI, I; Dio, LIV, 16; LVI · texte numérisé non relu

Ulp., XVI, I; Dio, LIV, 16; LVI

désormais à ses peines. Qu'ils deviennent cœlibes, qu'ils deviennent orbus ou orba, n'importe ! ils restent capables. Mais plaignons la femme qui n'avait pas d'époux ou d'enfant, le jour où elle a franchi le seuil de la cinquantaine : c'est pour elle le seuil terrible du Dante, et où il faut laisser toute espérance. Un mariage ne lui servirait de rien ; si, par miracle, elle devenait mère, son enfant ne lui compterait pas : elle est définitivement et irrémédiablement incapable. Plus heureux, l'homme, qui à soixante ans sera cœlcbs ou orbm, peut encore, par un mariage tardif ou par une paternité d'arrière-saison, — ne voit-on pas des pères de tout âge ? — retrouver la capacité qui lui manquait * ; mais qu'il ait soin d'épouser une femme de moins de cinquante ans, car le mariage d'une quinquagénaire ne profite pas plus à son mari qu'à elle-même!

Eatre vingt et cinquante ans, la femme peut bénéficier d'une interruption d'incapacité. Pendant dix-huit mois après la dissolution du mariage, la divorcée, — la veuve, pendant deux ans après la mort de son époux, ont le privilège d'échapper aux déchéances légales. Le mari, qui répudie ou perd sa femme, ne jouit pas de la même faveur, est invité à se remarier immédiatement. . . Uxores maritos lugere coguntur, non uxores mariti^.

Sauf le cas de la quinquagénaire rebelle, à l'égard de laquelle nous avons vu qu'elle est impitoyable, la loi se montre clémente et miséricordieuse au pécheur repentant. L'incapacité, qui frappe le cœleb$ et Yorbm,

1. Depuis le sénatus consulte Claudien. Cf. Ulp. XVI, 3 et 4 ; Dig. XIX, I, 21 pr.

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