‹ La fin d'un peupleChapitre 149 sur 166 · Cîc, pro Mur · texte numérisé non relu

Cîc, pro Mur

2. Il faut signaler cependant une réforme aseez importante, et trop compliquée pour être indiquée ici, qui étend les droits de la patronne et de la fille du patron, pourvu qu'elles aient lej'us liberorum, dans la succession de leurs alFranchis.

Les résultats du traitement.

I. Le mariage. — La quantité des justes noces s'accroît peut-être. — Mais la qualité ? — Adultère et divorce. — L'immoralité des femmes. — Esclaves et liistrions. — Les matrones courtisanes. — Femmes d'empereurs. — Les empereurs et le respect du mariage.

Il l.'orbitas. — Ses avantages bien supérieurs à ceux de la loi. — Fraudes à la loi. — L'adoption. — Le fidéicommis exprès et tacite. — Concessions du jus patrum par les empereurs. — Le bilan des lois d'Augnsle.

I. — « J'ai augmenté les peines de ceux qui n'ont point obéi, avait dit Auguste en promulguant les lois caducaires; et. à l'égard des récompenses, elles sont telles que je ne sache pas que la vertu en ait encore eu de plus grandes ; il y en a de moindres qui portent mille gens à exposer leur vie: et celles-ci ne vous engageraient pas à prendre une femme et à nourrir des entants * » ! — La conclusion de l'impérial législateur ne fut qu'à moitié justifiée ; et, pour cette moitié, de quelle façon !

Oui, pour échapper aux peines spéciales qui depuis la plus haute antiquité frappaient les célibataires et qu'Auguste avait aggravées, et en même temps pour jouir de cette demi-capacité à recevoir que le mariage procurait, — oui, des hommes jusquelà rebelles à Thymen, acceptèrent de se soumettre à ses lois. La quantité des justes noces s'en accrut, — mais la qualité ! Du mariage, ces contrats qui n'engagent à rien n'ont guère que le nom. Ils sont plus que jamais une affaire: Tacite ne traduit-il pas le verbe se marier par agere in matrimonio? Ils sont un

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