‹ La fin d'un peupleChapitre 153 sur 166 · Suét,, Tibère, 35 ; Tac., Ann., II · texte numérisé non relu

Suét,, Tibère, 35 ; Tac., Ann., II

turpitudes ? il n'y en a pas une qu'elles n'aient vue se commettre sur le trône !

Quod decuit reges, cur mihi turpe pulem ? 1

Auguste dut reléguer les deux Julies, sa fille et sa petite-fille, « souillées l'une et l'autre, dit Suétone, de toutes les débauches ». Claude se plaignait amèrement, dans les derniers jours de sa vie, que le sort ne lui eût donné que des femmes impudicjues. Il avait expérimenté (c'est le mot de Tacite) quatre épouses : la première. Piétina, fut répudiée pour des fautes légères ; il abandonna la seconde « pour ses débauches et parce qu'elle était soupçonnée d'avoir commis un homicide »; le nom de Messaline, qu'il épousa la troisième, est devenu synonyme d'impudicité; Agrippine, la dernière, devait essayer sur lui un poison (( qui trouble la raison sans précipiter la mort ». Jugez s'il avait tort de se plaindre !... A Poppœa, que Néron mit sur le trône à la place de la malheureuse Octavie, il ne manquait rien, suivant le mot de T|icite, que d'être honnête : « Belle, riche, aimable, modeste dans son maintien, elle était la pire des débauchées et ne faisait aucune distinction entre un amant et un ipari »!... Domitia, l'épouse de Domitien, se déshonorait par ses amours avec l'histrion Paris. Lepida, femme de Drusus, petit-fils de Tibère, fut accusée d'avoir commis l'adultère avec un esclave : « comme le crime n'était pas douteux, elle dédaigna de se défendre et termina elle-même sa vie ». Dans cette galerie d'augustes débauchées, le portrait de la courtisane ne manque point : c'est celui de Messaline, et

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