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dignités, ont seuls du talent et de la bravoure, sont seuls innocents devant la justice* ». Que pèsent, en comparaison de ces privilèges, les déchéances édictées par les lois? . . Ajoutez que ces lois elles-mêmes sont éludées de mille façons.
(( Une coutume déplorable, écrit Tacite dans un chapitre de ses Annales, fut abrogée vers ce temps (sous le règne de Néron). A rapproche des comices, un grand nombre de citoyens sans famille adoptaient des enfants, et à peine avaient-ils, à titre de pères, concouru à l'élection des consuls ou au partage des provinces, qu'ils émancipaient ceux qu'ils avaient adoptés. Des plaintes très vives furent portées au Sénat. On opposa a les droits de la nature et les » soins de l'éducation à des adoptions frauduleuses » et momentanées. Ne devrait-il pas suffire aux )) citoyens sans enfants de vivre dans une sécurité » profonde? d'obtenir sans participer aux charges )) le crédit et l'honneur? de trouver toutes les » routes ouvertes et faciles ?. . . Les promesses de la » loi ne sont qu'une dérision, si, à l'aide de ces )) enfants qui ne coûtent aucun souci et qu'on perd » sans regrets, on égale tout d'un coup les avan- )) tages d'une ancienne et vraie paternité ». — On rendit, à cette occasion, un sénatus-consulte qui portait que l'adoption simulée ne donnerait ,de privilèges, ni pour les emplois publics, ni pour les héritages -. Il avait fallu cinquante ans, pour s'aper-
\. Petr,, Satyr., IH. — La plupart des textes, que nous avons cilt^s au chapitre précédent pour établir la situation privilégiée de ïorbus, sont d'ailleurs d'écrivains postérieurs à Auguste.