L* ACCÈS AU CONSULAT
année de la République, sur la motion de Valerius Publicola, qui accorde, à tout citoyen condamné à une peine capitale, le droit de faire appel au peuple (jus provocatioim). Mais cette garantie précieuse est insûfïïsante ; elle ne s'applique pas aux citoyens jugés hors de Tenceintede Rome; elle n'empêche pas d'être jeté en prison, chargé de chaînes, puni d'amende... Toutes les fois qu'un plébéien manifeste un sentiment d'indépendance, tente une résistance, il est saisi par l'arbitraire des consuls * .
Il y avait une question préalable à la question agraire; si la plèbe voulait arriver à ses Ans, c'est à l'autorité consulaire qu'elle devait d'abord frapper.
Troisième revendication de la plèbe : Vaccès au consulat. - L'autorité consulaire. — La loi des Douze-Tables et son objet. — Le tribunat militaire accordé aux plébéiens.
C'est en l'année 292 qu'un tribun, nommé Terentillus Arsa, donne aux revendications de la plèbe contre l'autoritarisme consulaire une forme précise. (( La puissance des consuls, dit-il, est intolérable dans un État libre. Si leur nom est moins odieux, leur pouvoir est plus révoltant que celui des rois. Nous avons deux maîtres au lieu d'un, qui font peser sur le peuple toute la crainte des lois et des supplices. Pour mettre un terme à cette licence, je demande qu'on charge une comnxission de cinq citoyens du soin de définir par une loi l'autorité consulaire - ».