I. Uy. IV, 25 et
Petilius avait eu recours au moyen ordinaire,, manifestant son intention de s'opposer aux levées; mais les peuples voisins se tenaient en repos, nul ne songeait à la guerre, et la menace ne pouvait être à ce moment qu'un sujet à railleries, ludibrio erant min(B tribum\ A fréquentes reprises, en 331, en 334, en 335, en 336, en 338 et 339, en 343, en 344, en 347 et 348, les propositions agraires sont renouvelées avec un égal insuccès. Les patriciens exagèrent à plaisir la prétention des tribuns. « Vous voulez, leur disent-ils, répartir les terres prises sur l'ennemi 1 Mais dans une ville comme Rome, bâtie sur un sol étranger, en un pays chaque jour agrandi par la conquête, il n'y a pas le plus petit coin de terre qui n'ait été pris sur l'ennemi I Vous allez donc remettre en question toutes les fortunes, et véritablement dissoudre la République, dissolvendœ reipublicœ esse ^ ». Mais lorsque, l'année suivante, les tribuns du peuple viennent demander tout simplement que le territoire de Boles, qui vient d'être enlevé à ses habitants ^t que personne n'occupe encore, fasse l'objet d'assignations, le Sénat refuse. Et Tite-Live, d'ordinaire si froid vis-à-vis des réclamations plébéiennes, ne peut s'empêcher de protester : a C'était une indignité qui blessait la plèbe au cœur, que cet acharnement de ja noblesse à retenir Vager publicm, que son refus de partager les terres prises naguère sur l'ennemi et qui deviendraient bientôt comme le reste la proie de quelques gros propriétaires^ I » — Les tribuns con-