‹ La fin d'un peupleChapitre 26 sur 166 · Den., VU, 13 et 14; Uv. III, I ; IV · texte numérisé non relu

Den., VU, 13 et 14; Uv. III, I ; IV

seulement uo moyen de vivre, mais de vivre à l'ombre de Rome. Et lorsqu'on l'exilait, à vingt-cinq ou trente lieues du Forum, dans un pays où il se voyait entouré d'ennfemis et exposé à mille dangers, il avait quelques raisons, ce me semble, de n'être pas très satisfait, et de considérer le présent du Sénat comme a l'os jeté au chien pour le détourner de happer la chair ^ ».

... L'occasion était belle, en l'année 360, pour poser de nouveau la question agraire. Rome venait de conquérir le territoire de Veies, qui touchait à Vager romanus et le prolongeait pour ainsi dire. Le Sénat pouvait, en découpant, en assignant* cette belle et fertile contrée, donner une satisfaction partielle aux vœux des petits propriétaires, et de ceux qui aspiraient à le devenir : mais les mêmes raisons pour lesquelles la plèbe demandait l'assignation, lui faisaient désirer et lui firent décréter l'occupation. Pour éviter la révolte, usant de son dérivatif ordinaire, il décidait que trois mille citoyens recevraient chez les Volsques chacun trois jugera et demi de terres. Mais cette fois l'indignation fut la plus forte ; la plèbe menaça de se séparer.

Cette menace de sécession, — car on s'en tient cette fois à la menace, — Tite-Live ne Ta ni mieux comprise ni mieux expliquée que la retraite au Mont- Sacré et il l'appelle bien improprement le projet d'émigration à Veies-. Non, ce ne fut point une émigration en masse qui fut, en 360, proposée par les tribuns de la plèbe à l'assemblée des tribus. Est-ce

Page 1