‹ La fin d'un peupleChapitre 28 sur 166 · Liv. V · texte numérisé non relu

Liv. V

n'avaient pas reçu de satisfaction, parce que le territoire Veien ne leur convenait pas ou parce qu'ils étaient arrivés trop tard à la distribution ; et il y avait encore beaucoup de terres, conquises sur d'autres peuples, qui avaient été occupées et usurpées par les occupants, dont on pouvait demander le retour à Vager et la division . . C'était du moins un premier pas vers la solution complète, et qui permettait de l'entrevoir dans un avenir très prochain.

Mais voici que des événements nouveaux vont changer la face des choses, et que la plèbe va revivre les jours les plus tristes de son histoire. Cinq années après la conquête de Veies, un ennemi inattendu, un Barbare ! vient arrêter dans son rapide et nouvel es?or la fortune de Rome. Ces Gaulois, que Mommsen a d'un nom pittoresque appelés les lamquenéts des temps anciens, impuissants à rien fonder mais très savants dans l'art de détruire, campent, sept longs mois durant, devant les portes du Capitole. Que de désastres, leur passage, leurs victoires, ont accumulés ! et lorsqu'ils s'éloignent, abandonnant leur conquête pour de l'or, que de ruines ils laissent à réparer 1

Non, la plèbe ne songe plus aux terres conquises. Vainement, en l'année 369, les tribuns s'efforcent d'attirer par l'appât des lois agraires la foule à leurs assemblées : a Le territoire de Pomptinum, dont » Camille a par la ruine des Volsques augmenté le » domaine public, est plus infesté par les nobles qu'il » ne Favait jamais été par les Volsques ! Les nobles )) marchent à l'entière usurpation de Vager ^ ». Qu'im-

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