‹ La fin d'un peupleChapitre 31 sur 166 · Liv. VI · texte numérisé non relu

Liv. VI

34 ■ CHAPITRE PRBMIER

Vin

Le triomphe définitif de la plèbe. — Les trois lois de Licinius Stolon. — Le rôle des édiles. — L'âge d'or de la petite propriété. — Le paysan romain. — L'accroissement de la population constaté par les listes du cens.

(( Fabius Ambustus, un des patriciens les plus distingués, avait marié l'aînée de ses filles à un patricien qui devint tribun militaire, et l'autre à Licinius Stolon, homme fort en vue mais plébéîen. Celle-ci se trouvait un jour chez sa sœur, lorsque les licteurs, qui ramenaient chez lui le tribun militaire, frappèrent, (selon l'usage) la porte de leurs faisceaux : elle fut effrayée du bruit dont elle ignorait la cause. L'étonnement de sa sœur et ses rires lui apprirent, combien le mariage qui l'unissait à un plébéien l'avait fait déchoir, en la plaçant dans une nàaison où les honneurs ne devaient jamais pénétrer ; et elle en conçut un vif chagrin. Mais son père la consola, et lui promit qu'elle verrait un jour chez elle ce qu'elle venait de voir dans la maison de sa sœur. Il s'entendit avec son gendre, Licinius, et tous les deux travaillèrent au mênie dessein h). Voilà comment, selon la légende, fut stimulée l'ambition de Licinius Stolon. L'histoire nous dit qu'elle fut opiniâtre et qu'elle tourna au triomphe complet de la plèbe.

Devenu tribun du peuple, le gendre de Fabius dépose trois propositions. La première concerne les dettes: les intérêts payés seront déduits du capital et le reste de la somme due sera payé en trois annuités. La

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