‹ La fin d'un peupleChapitre 32 sur 166 · L£ TRIOMPHE DE LA PLÈBE · texte numérisé non relu

L£ TRIOMPHE DE LA PLÈBE

seconde résout la question agraire : les plébéiens auront accès désormais à^toutes les terres conquises, et nul ne possédera à la fois plus de cinq cents jugera de terres ppbliques. La troisième, couronnement des deux premières, se rapporte au consulat : l'un des consuls, afin de garantir les conquêtes de la plèbe, sera toujours plébéien. . . Du même coup et par cette motion, les trois problèmes qui s'étaient partagé depuis un siècle l'attention publique, étaient posés, et devaient être résolus.

Les patriciens ne s'attendaient guère à une telle hardiesse. Ils usèrent, pour faire tomber les propositions de Licinius; do leur procédé favori ; ils employèrent quelques-uns des tribuns à combattre les projets de leur collègue. Mais ils avaient affaire à forte partie. « Puisque l'opposition tribunitienne est à tel point )},bona gratia auprès de vous, déclara Licinius, ce » sera mon arme aussi. Je ferai que vous trouviez » moins de charme à ce mot : Je m'oppose ! qui, sur » les lèvres de mes collègues, résonne si agréablement » à vos oreilles * ». Et pendant cinq années d'une résistance opiniâtre, il réussit à empêcher l'élection des consuls. De guerre lasse, les patriciens nomment un dictateur : sous la menace d'une amende de cinq cent mille as, ce dictateur abdique avant d'avoir pu faire usage de la puissance dictatoriale. Ils résistaient encore : Licinius déclara qu'on se passerait d'eux. Malgré leur opposition, les lois tribunitiennes furent adoptées; des comices consulaires s'ouvrirent en dépit de leurs protestations, dans lesquels un plébéien,

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