‹ La fin d'un peupleChapitre 52 sur 166 · Diod. Sic, V, i6; Sen., ad Helv., 1; Liv., XXXIII · texte numérisé non relu

Diod. Sic, V, i6; Sen., ad Helv., 1; Liv., XXXIII

payaient au bourreau ces funestes services • » ! — Ajoutez surtout ces légions innombrables d'enaployës que les publicains emmènent avec eux, pour procéder à la levée des impôts, administrer les exploitations industrielles, faire toutes les opérations de commerce et d'argent.. .

Les plaintes que Racine a mises sur les lèvres de Mitbridate :

. . . nos campagnes couvertes De Romains que la guerre enrichit de nos pertes ! Des biens des nations ravisseurs altérés, Le bruit de nos trésors les a tous attirés.

Us y courent en foule, et jaloux Fun de l'autre, Désertent leur pays pour inonder le nôtre, —

les autres monarques de l'Asie, les Grecs, les Gaulois, les peuples de l'Afrique et de l'Espagne, suivant le langage de César « tout ce qui n'est pas absolument étranger à la civilisation », les purent justement répéter... «La Gaule, dit Cicéron, est remplie de négociants citoyens romains ; il n'y a pas un Gaulois qui ne fasse quelque affaire avec un citoyen romain ; il ne circule pas en Gaule une seule pièce d'argent qui ne soit portée sur les livres des citoyens romains ». Lorsque Mitbridate prescrivit le massacre de tous les Italiens résidant en Asie, ces vêpres italiques firent, au témoignage de Plutarqtfe, cent cinquante mille victimes : il n'y avait pas un siècle écoulé depuis le jour où pour la première fois les armées romaines avaient foulé le sol asiatique... En Bretagne, après quinze années seulement d'occupation, un soulèvement des pays conquis causait la mort de soixante-dix mille

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