‹ La fin d'un peupleChapitre 65 sur 166 · App., B. G., I · texte numérisé non relu

App., B. G., I

Le texte est toujours en vigueur ; il y est fait allusion dans un discours de Caton, en l'an 585 *: ce n'est plus qu'une vaine formule. Le magistrat chargé de poursuivre ses violations, l'édile, — outre que l'abondance même de Vager rend la surveillance difflcile, — a de bien autres préoccupations. Il faut qu'il célèbre des jeux, il faut qu'il embellisse la ville et qu'il veille à son approvisionnement. Il s'est transformé, comme le tribun, son chef de file, et comme la plèbe ellemême qu'ils ont l'un et l'autre mission de protéger : il est devenu urbain.

Combien les usurpations deviennent faciles, un fait relaté par Tite-Live le prouve. Le territoire de Capoue avait été réuni à Vager pûblicus en 540. Moins de quarante années après, « on s'aperçut que par des empiétements successifs, les particuliers s'étaient considérablement agrandis au détriment de l'État : il •fallut envoyer un consul pour faire une enquête et reprendre les terres usurpées ^ ». Remarquez que le territoire Campanien passait pour le plus fertile de toute ritalie, s'étendait presque aux portes de Rome, était délimité, — trois conditions qui rendaient la surveillance à la fois plus facile et plus nécessaire.

D'ailleurs, un nouveau procédé d'exploitation, avantageux pour les finances publiques, mais très propre à la concentration, a fait place aux deux modes primitifs d'assignation et d'occupation. La république loue ses terres aux particuliers moyennant un certain fermage (vectigal) ; et, pour s'épargner les ennuis du bailleur, elle met aux enchères le droit de

t. Gell., VII, 3.

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