Liv., XLII
percevoir le cectigal. Les pablicains qui se rendaient adjudicataires, — comme i'adjadicatioD produisait d'ordinaire ses effets pour une période de cent années, — acquéraient en réalité la possession des terres affermées : an lieu de les louer aux particuliers, conmie c'était leur fonction, ils préférèrent les exploiter par eux-mêmes ; et. non contents de ce premier accroc à la loi, ils parvinrent sans trop de peine, avec la complicité du Sénat, à transformer en propriété leur possession centenaire.
Enfin l'Etat loi-même, abandonnant définitivement les principes posés par la loi Licinienne, vend des portions considérables de l'amer italicus. Ainsi fut fait, au témoignage de TiteLive, en l'an 552. t Comme le trésor ne pouvait payer ses dettes contractées pendant la guerre, et que beaucoup de créanciers avaient témoigné le désir d'acheter des terres, — on décréta de leur abandonner toutes les terres dérober qui se trouveraient dans un rayon de cinquante milles autour de Rome ^ ». Et l'opération fut sans doute renouvelée en d'autres occasions.
II. — Aussi, lorsqu'au début du septième siècle de Rome, effrayés par la disparition des petits propriétaires, des philanthropes veulent faire des concessions de terres, et qu'ils cherchent autour d'eux parmi les possessions de Vager, ils ne trouvent plus, en Italie, un pouce de terrain libre. Nobles et riches ont tout usurpé. Mais reprendre n'est pas commode, et Lœlius, l'ami de Scipion Emilien, prévoyant les difficultés qui doivent sui^ir, reste fidèle à son surnom