Sen., Ep. 56 ; Col. XII, 52 ; Orelli
partagé entre des mains nombreuses. Depuis le cardeur.
Qui docet obliqao lanam dedacere ferro, 1
jusqu'au tailleur, tous les ouvriers, toutes les ouvrières, sont des esclaves de la maison. C'est dans l'atelier domestique, que la fileuse, tenant de la main gauche la quenouille à laquelle est attaché le lin ou la laine, fait de la main droite.
De ses doigts plus légers que ceux de Pénélope,
tourner le fuseau rapide, et obtient « par son travail assidu, que le lin ou la laine, d'abord informe, se change en longs fils déliés comme la matière qui forme là nue o. Dans l'atelier domestique, le purpurarim trempe dans des vases d'airain la laine filée, pour lui donner l'éclat de la pourpre tyrienne ; « prenant place l'une vis-àvis de l'autre, les tisserandes tendent les fils légers qui vont deux par deux et les attachent au métier : un roseau sépare les fils, au milieu desquels glisse la trame qui, conduite par la navette affilée, se déroule sous leurs doigts, s'entrelace à la chaîne, et s'unit avec elle sous les coups du peigne aux dents aiguës » ; les fullones font toutes les opérations relatives à la transformation des laines en drap ; le plumarim ou brodeur peint de son aiguille sur la trame une histoire antique -.
L'habitation, et tous les travaux qui s'y rattachent, sont effectués de même par les esclaves du maître. Il n'est point de maison romaine un peu importante,