Dig. XXII, 91, § 2 ; C. /. Z., IX
la laxaease tonstrina vous conte, en voas rasant, en voas taillant à la dernière mode les cheveux ou la barbe, en vous frisant élégamment avec le calamistrum, en vous rognant les ongles délicatement avec son custellum, les nouvelles de Rome et du monde : saviez-vous que cette tonstrina est la propriété d'une riche matrone, et l'habile Figaro son esclave ^ ?... Le banquier majestueux assis devant sa table au forum, le brillant changeur sous les yeux duquel s'étalent les tas d'or, l'usurier qui prête à gros intérêts : c'est tout simplement l'esclave mensœ prœposUus, l'esclave argentarius, l'esclave pignorius. « Je voudrais acheter un esclave (fui sût faire l'usure, dît un personnage de Plante, car j'ai besoin de gagner de l'argent^ »... Le marchand d'esclaves, de chevaux et de troupeaux, — tout cela est un même commerce, — habile à maquignonner sa marchandise, est lui-même un esclave, et appartient à quelque honnête spéculateur qui veut, à l'exemple du vieux Caton, tirer profit d'un commerce si lucratif '\ A quoi bon multiplier les citations et les exemples? La règle est si générale que, dans le langage des Romains, le mot imtitor, qui veut dire « esclave préposé par son maître à l'exercice d'un commerce », est devenu synonyme de boutiquier. Ainsi Martial, se plaignant {nil novi sub sole) de ce que les épiciers, les cabaretiers, les . rôtisseurs, les barbiers même, envahissent le trottoir, font de la rue un prolongement de leurs échoppes, et