‹ La fin d'un peupleChapitre 94 sur 166 · Cic, in Verr., III, 70 ; Plut., César, 9 ; Caton, J · texte numérisé non relu

Cic, in Verr., III, 70 ; Plut., César, 9 ; Caton, J

l'assistance publique 157

Mais tout le monde n'y participe pas. Pour avoir droit aux largesses de l'annone , il suffit jusqu'à César d'être citoyen, ce qui excluait déjà les femmes, les enfants et les étrangers. Depuis les réformes de César, il y a une seconde condition à remplir : il faut être inscrit sur la liste, — et cette liste est rigoureusement limitée, — des ayants-droit. Lorsqu'il prit la prœfectura morum, le vainqueur de Pharsale fit faire dans toute la ville un recensement, par lequel il constata que 320.000 personnes prenaient part aux distributions : c'était trop pQur les finances de Rome. Il fixa un nombre qui né devait pas être dépassé, — 150.000, — inscrivit les cent cinquante mille plus méritants, ou plus vieux, ou favorisés par le sort, sur la liste des participants, et, sur une liste complémentaire, ceux qui devaient attendre et combler les vides, à mesure qu'ils se produiraient. . Sans rien changer au principe de ces dispositions, l'empereur Auguste éleva le chiffre à 200.000 ^

Même pour les participants, le secours était fort incomplet. Les cinq modii distribués mensuellement représentent un peu plus de 43 litres de blé, ou à peu près 33 kilogrammes de farine, — et 33 kilogrammes de pain, caries procédés de mouture et de panification étaient trop imparfaits, pour que le blé rendît plus en pain que son poids : c'était la nourriture de l'esclave des champs au temps de Caton, un peu plus que la ration du prisonnier, tout juste assez pour empêcher une personne de mourir de faim, mortem prohibere. Ceux donc qui avaient de la famille à nourrir n'y

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