Suét., César, 41. Auguste
158 CHAPITRK TROISIÈME
trouvaient point du tout leur compte: non absolvit cura famUiari tamparvaresK Et les autres n'auraient pu s'en contenter, que si Thomme vivait seulement de pain, et ne devait pourvoir ni à son habillement, ni à son logement, ni à son divertissement...
Il fallait qu'à l'insuffisance de l'assistance publique suppléât l'assistance privée.
Les moyens de vivre : le trafic des suffrages.
I. Les lois coDtre la brigue. — Leurs auteurs : Caton, Calpurnius Piso» CicéroD, Pompée. — Un mot de Tacite.
II. Le marché électoral. — Les diviaores ou entrepreneurs d'élections. — Le sequester. — Le prix d*une élection : édilité, tribunal, consulat. — Le droit de vote est pour Télecteur un titre de rente.
Assistance, à la vérité, n'est pas le qualificatif qui convient à ces largesses, en apparence gratuites, par lesquelles des milliers de prolétaires sans ressources vécurent aux dépens des opulents citoyens. Assister, c'est rendre un service sans compensation ; et aux yeux des Romains, — de ceux qui recevaient et de ceux qui donnaient, — il s'agissait bien d'un échange de services. Si le riche faisait la charité, si le pauvre vivait d'aumônes, c'était bien sans qu'ils le sachent l'un et l'autre, et sans qu'ils le veuillent. L'un croyait acheter, l'autre croyait vendre. Et ils n'avaient pas tort au fond ; mais ce qui faisait l'objet du' trafic figurait mal la matière d'un contrat : à savoir, la souveraineté du citoyen et la dignité de l'homme.