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les perspectives qu’elle vous ouvre, les opi-
nions qu’elle émet, n’en sont que plus OT dans ce qu'elles ont de vague et de voilé, soit dans ce qu’elles ont
de menaçant. Et tout n'y sent-il pas, d’ail-
leurs, la justice et l’exactitude P
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Ce demi-mensonge des matrones, qui ne mentent pas en mentant tout de même, ne doit-il pas être exactement ce qu’elle en dit? Soit qu'elles exagèrent, ou soit qu elles dissimulent, n’entrevoyons-nous pas, en effet danscequ’ellesnous racontent,ou beaucoup de vrai sous un peu de faux, ou quelquefois aussi beaucoup de faux sous quelque chose de vrai, mais n'entrevoyons-nous pas toujours du vrai P... En lisant certains journaux, en entrant dans certains théâtres ou certains lieux publics, en passant sur certains boulevards, n’avons-nous jamais eu aussi, sous le miroitement de civilisation consommée de la vie actuelle, la vision d'un vice public effroyablement cynique et glouton ?P N’avons-nous jamais eu l’idée d'une bestialité dont on ne se doute pas,.
malgré tout ce qu’on voit déjà, et tout ce qu'on s'imagine déjà savoir ? N’avons-nous
jamais non plus rien trouvé de bizarre, et
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LES MAISONS D ILLUISON (949
comme d'interlope, à la mode de toutes ces photographies privées, portraits de femmes, intérieurs de rnénages, scènes de châteaux ou de salons, publiées sans raison, et souvent sans pudeur, dans les magazines et les journaux ? Ne sommes-nous pas désagréablement surpris par tous ces noms, toutes ces adresses, tous ces détails de vie intime, grossièrement jetés à la foule ? Légèreté, vanité, entraînement mondain, cabotinage, inconscience, inconséquence ?P Soit! Mais ne pourrait-il pas y avoir aussi, à l’occasion, autre chose là-dessous ? Lorsque toute une société jouit d’être ainsi
sur les tréteaux, et se livre de la sorte aux
charlatans, les plus tristes hontes ne doi-
vent-elles pas finir par résulter, pour elle,
de cette vie de foire et de courtiller N'est-ce pas presque forcément la fin logique, même pour des gens ‘bien-élévés, de: tout "cet
histrionisme ?
Un professeur de la Sorbonne pouvait-il bien être, en même temps, un auteur de mauvais lieu ? Je suis entré chez un libraire, et j'ai demandé le roman dont m'avait
parlé mon guide :
KKKXXK kxX À
— Avez-vous par — Voilà, monsieur.
— De qui est-cer — Attendez, me disait le commis en se
grattant la tête, attendez... C’est de... C'est
de... Ah! De qui donc? Ilest professeur
à la Sorbonne... Ma foi, je ne me rappelle
plus... Mais le pseudonyme de l’auteur est
la première syllabe de son nom...
C'était bien cela. Le titre, la couverture, le pseudonyme, la première syllabe du nom, le professeur à la Sorbonne, tout y était déjà de point en point... J’emportais le vo-
lume,jele parcourais,et c'étaitbien toujours,
à la lettre, le genre de livre indiqué : la mai-
son, la matrone, le ton, l’histoire, la couleur
Mu à S: