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l’homme en sera ainsi à son dernier période,
et la déchéance de la femme à son dernier de- | gré, quandil n'y aura plus partout que de + lhygiène, de la comptabilité et des contacts, . et lorsque la question de l'amour aura enfin Fe trouvé sa solution la plus pratique dans - + l'installation de gymnases discrets, qui tien- = dront à la fois de l'institution de crédit et de l'établissement de bains, ne serons-nous pas alors vraiment mûrs pour la grande dispa-
rition ? Comme le corps ne demande plus à | vivre lorsqu'il ne peut plus recouvrer les È joies de la santé, nous ne demanderons plus qu'à mourir, faute de pouvoir connaître encore les satisfactions de la conscience, et ce sera, une fois de plus, l'éternelle sanction . physique et religieuse, l’'anéantissement de | l’humanité par la profanation même deson principe. | |
Que faudrait-il donc, et qu'y aurait-il à
faire contre le fléau, contre cette marée de
mer morte qui semble nous arriver ?... Au lieu d'ouvrir toute large, comme on le fait, l’entréedel'infamie,il faudrait, évidemment, la tenir aussi étroite, aussi barricadée, aussi inaborbable que possible, et donner la li-:
berté dela sortie, mais ne pas donner celle de l’accès. II serait souverainementcoupable d'entourer le relèvement de trop de difficultés, mais la première mesure à prendre serait, à n'en pas douter, de ne pas favoriser la chute. Il la faudrait même effrayarite, et précisément pour celles qui s’en effraient le . moins, pour ces femmes ou ces filles quise disent mariées sans l’être, et qui prouvent, par leur mensonge même, qu’elles nont.
peut-être pas perdu toute idée d'honneur ni de régularité. Ce qui est à soutenir,ce ne sont pas les vertus solides, mais les mora- | lités vacillantes et ballottées. Le jour où.
l’accès de la dernière honte ne serait plus
aussi scandaleusement facile, même pour
lesirrégulièresetles malheureuses, ceserait
déjà un retour vers le salut.
Mais il faudrait, d'abord, que tout ne fût
pas mis en œuvrecomme pour donner d’a-
vance à tout le monde la pensée que la pros-
titution est la vie normale, et l'on devrait,
avant tout, mettre fin à lacontinuelle excitation à la débauche qu'est tout un certain genre de littérature, de nr d'images, de
spectacles, de journal, de théâtre, de livreet
de. sociologie. Que l'État ne procède plus
lui-même, sous prétexte de liberté, à la cor-
ruption des masses, au détournement de la jeunesse, à la perturbationet à l’avilissement publics! D'ignobles refrains ne s'entendent pas tous les soirs dans des multitudes de salles, des livres honteux ne courent pas
dans toutes les mains, et des dessins obcènes,
des journaux détraquants ou dégoûtants,
ne sont pas tirés tous les jours à des cen-
taines de milliers d'exemplaires, exposés et
achetés à tous les étalages, dans toutes les librairies, à tous les kiosques, sans qu’ilen résulte des conséquences, non seulement morales, mais pathologiques!
D'innombrables boutiques d'alcoolisme, | d’horribles débits de tous les stupéñants qui ruinent le moral par le physique comme le livre et les spectacles abjects ruinent le phy- . sique par le moral, ne puilulent pas non plus, d’autre part, commeils pullulent, sans un danger certain et presque immédiat ! De même encore, on n’enseigne pas sans folie, comme on le fait dans plus d’une école, que l'élève « n’a plus à savoir ce qui est honnête ou ce qui ne l’est pas ». 1) Qu'on n'a brutisse donc plus par l'alcool des populations de misérables, et que les instituteurs et les institutrices ne répètent plus à l'enfant qu'iln’y a plus nibien ni mal !'Si on suppri-
(1) Voyez la Revue d'Enseignement primaire et supé:: rieur du 1°" octobre 1905, article: Cours de pédagogie. .
maitainsi tous les poisons que des millions d ‘empoisonneurs déposent, matin et soir, dans toutes les fontaines où l’on va prendre son eau, et si nombre de jeunes filles ne
riaient plus aux seuls mots « d'honnêteté ».
ou de«malhonnéteté» avantmémed'êtrenu-
biles, sielles n'avaient paslu, vu,entendu,ou
. chantéelies-mêmes, tout ce qui peut main-
tenant se publier, s'afficher, se vendre ou se chanter publiquement d’ignoble, il y aurait déjà, pour la fille ou la femme, beaucoup moins de facilité à prendre la mauvaise porte. Elle ne serait plus toujours prête, comme à une chose naturelle, à réaliser par ee elle-même ce qu'elle n’a jamais cessé, depuis tésa petite enfance, de lire dans les romans ou . les journaux, de contempler dans les images, . ou d’ aller entendre au « beuglant »! Ins-
à truite où ignorante, bien élevée ou non, mariée ou libre, elle n'aurait pas toujours
d'avance, comme elle les a, grâce à l’abo-
minable « neutralité morale », un pied ou les deux pieds dans la Maison de rendezvous.
Et tout cela ne serait même pas assez!
Pour arrêterla course à l'ignominie qui nous entraîne, il serait absolument nécessaire, encore une fois, d’en barrer matériellement le: chemin et d'accumuler 14 peur les remords, le dégoût, l'horreur, à l’entrée du précipice, au lieu d'y mettre des fleurs. Il faudrait donc interdire les maisons de rendez-vous, et Îles interdire sévèrement, comme on le fait dans tous les pays, excepté seulement dans le nôtre ! Qu’on tolère, s’il le faut, la « maison close ». Elle est affreuse, mais sa moralité est précisément de l'être.
Qu'on l'empêche d’être un foyer de tuberculose ! Qu’on y prescrive un régime intérieur qui ny suravilisse pas encore les pensionnaires ! Qu'on y interdise le
« bahut », si « bahut » il y a! Qu'on y
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assure la liberté de l’évasion ! Qu’on défende
même |’ «internat», et qu’on n'autorise
que |” « externat», mais qu’on n’enlève pas à la maison honteuse sa porte honteuse !
Aidez et protègez, tant que vous le pourrez,
la malheureuse qui veut sortir de [à ; mais
multipliez au contraire tout ce qui peut lui faire peur avant d'entrer ! À moins d’être des fous ou des malfaiteurs, on ne s’ingénie pas
à donner à la géhenne l’apparence de l'asile.
On ne met pas : Entrée libre au-dessus de
Pentrée de l'enfer. On doit y inscrire : Laïs-
se? toute espérance |
Mais est-ce bien ce qu'on fait?
Non, on fait tout le contraire, et c’est pré- Cisément. là OÙ est: le mal: Le vice et la débauche sont de tous les pays comme de
tous les temps; mais ce qui n'en est plus,
c’est que l'État, en raison d'on ne sait quelle mission de malfaisance, y pousse méthodi-
quement par ses lois. Nous ne sommes pas
le peuple où les mauvaises mœurs ont natu-
rellement le plus de virulence, mais nous
sommes le seul, dans le monde Chrétien,
où elles ne sont plus combattues, etoùelles
sont même légalement favorisées. Nous ne sommes pas seulement en pornographie,
ce qui peut toujours se voir partout, mais
en pornocraltie, Ce qui se voit uniquement chez nous, et le fléau n'est que là, mais il est là. | Es
Les journaux et les livres ? Personne ne
pourra jamais dire la triple quintescence de
prostitution quis y distille depuis trente ans, : ét se vend, à l'heure qu'ilest de plus en” plus librement, à tout le monde, et à tous les prix. Les spécialistes du genre y ont abso-.
lument tout mis, toutes les aberrations,
toutes les dépravations, toutes les souillures.
Ils se sont adressés à tous les âges et à toutes
les conditions, au jeune homme, à l’homme
fait, à la fille, à la femme du monde, au
LES MAISONS D’ILLUSION ra vieillard, au petit collégien. lis ont indiqué. des directions pornographiques pour toutes les circonstances de la vie et toutes les heures de la journée, pour le fumoir et le salon, la plage et le château, la chambre à coucher et Ja salle de bain. [ls sont même allés jusqu'à inventer des sexes, et l'humanité, grâce à
eux, en compte maintenant trois ou quatre.
Pour tout cela, ils rayonnent de gloire et se promèênent sous une auréole. Ils sont heu- FEUX Fepus, malsarns et décorés... Les:
images et les dessins? Autre quintescence de vice ! Ce qu’on peut vendre et débiter dans les Kiosques, entre la cote de la Bourse et : . les dernières nouvelles de la Chambre, vaut
la marchandise mystérieuse que des came-
lots arriérés vous proposent encore quelque-
fois, on ne sait vraiment pas pourquoi, à voix basse et dans le creux de la main. Les pauvres diables retardent, et la « photogra-
= phie du nu » tuera certainement leur indus-
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D Ne Ê fe ! l'OMS d