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— Je suis heureux de voir un jour-
Fe
naliste.. Tous mes compliments ! “4 = A more. =.
— Oui, à vous, et pour l’admirable cam- 4 pagne que viennent de faire les Journaux 4 à l'occasion de laffaire Z...! rt ; à
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Je lui éclatais de rire au nez, mais il ne
s’en formalisait pas, et me ripostait tran-
est faite pour ça.
quillement, en se mettant lui-même à
rire:
— Ah! nous la connaissons tous la fin
: de l’histoire... Elle est drôle... Parbleu, elle
faisait le trottoir... On le sait bien. Mais
justement !... Une femme s’appartient, et
doit pouvoir se prostituer… La Révolution
Trente ans d'avance, le cri du négociant
en vins prophétisait déjà le Rapport Turot,
nue futur esprit administratif, la Neutralité
morale, etla du Directeur géné-
ral des Recherches. Ce qui avait couvé pendant trente ans, et ce qui venait d’éclore,
dans un rapport municipal, sous ces évoca-
tions antiques où japonaises, et ces attaques aux « conceptions occidentales », ce n’était pas une réforme plus ou moins justifiée de
la police des mœurs, ni un allégement plus
pl
ou moins juste du sort de la fille, mais l'inscription de son métier parmi les métiers honorables. On mettait sur le même rang, on admettait au même honneur, les bonnes et les mauvaises mœurs. Sous prétexte de ne plus marquer la femme de mauvaise vie du signe qui la distingue des autres femmes,on en marquait toutes les femmes.
En proclamant que les prostituées devaient pouvoir être des femmes comme toutes les autres, on proclamait aussi, en réalité, que toutes les femmes devaient pouvoir être des
prostituées. À la prostitution tolérée, en un
mot, on substituait la prostitution légitime!
Et cette révolution administrative pouvaitelle ne pas coïncider, au moins en partie, avec les faits? Ne répondait-elle pas à un certain vœu de la décomposition publique, et les anecdotes de Puibaraud n’avaient-elles bien été que des anecdotes, des curiosités
de musée secret ?.…..
Les maisons de rendez-vous un « sujet social »!... En effet, et le « sujet social » ne paraissait plus niable. Mais dans quelle mesure l'était-il >...
Une mondaine avait son dossier à la Préfecture, avec sa photographie, des lettres et des « petits-bleus » de sa main, et tout le curriculum de sa vie galante clandestine, fournis par le proxénète. Était-elle la seule dans son cas? Une enquête municipale nous montrait, dans des maisons de débauche libres, des « femmes d’avocats, d'artistes et de médecins ». Combien étaientelles ?.. Combien se trouvaient-elles aussi, celles qui n'auraient pas « contracté une liaison », et qui demandaient de l'argent à une «ignominie Jusqu'où les soupçons ne descendent pas »?... Une jeune femme suit une rue qui donne sur un boulevard.
Son allure est irréprochable, et rien n’au-
toriserait un soupçon. Elle est mariée,
mère de famille. Employé dans un minis-
tère, son mari, en ce moment même, est à
sa besogne dans son bureau. La jeune.
femme, cependant, arrive devant une maison, entre, et ressort au bout d’une heure.
D'où vient-elle P De faire une affaire! Combien sont les jeunes femmes comme elle?
Une automobile s'arrête devant un grand
magasin. Une élégante en descend. Elle est
seule, jeune, jolie, et lé chauffeur va ranger
sa machine au stationnement. L’élégante :
entre dans le magasin, mais ce n’est pas pour y rester. Elle suit l'allée des comptoirs jusqu à l’une des sorties latérales, ressort, traverse la rue, prend une rue de traverse qui débouche en face, et là, en quelques secondes, se trouve devant un petit hôtel, où elle entre sans sonner. Une heure après, on peut la revoir à l'entrée * principale du magasin, reprenant son auto-
mobile. D'où vient-elle? De faire une af-
de + OR
faire! Combien sont-elles aussi comme elle?
C’est ce que pouvait seulement nous lais: ser entrevoir l'enquête sur place, et dans la place, l’excursion dans les maisons mêmes.
Mais il nous fallait prendre, pour la faire, le guide indispensable, et faute de qui nous n’aurions trouvé que des bouches closes, où entendu quedes mensonges, celuisans lequel Sésame ne s'ouvre pas. Nous avons donc réclamé son aide à l’homme de police, et nous l'avons demandé à un retraité, assez autorisé pour faire parler les patronnes, mais assez Hbre, en même temps, pour pouvoir parler lui-même. | Est-il, ou n'est-il pas vrai que des mondaines et des bourgeoises fassent des affaires, et se livrent, sous cet euphémisme, dans des maisons publiques, à l’inconduite au comptant? Est-il, ou n'est-il pas vrai
qu'elles existent, non à l’état d’excentriques
ou d’aberrées, mais de démoralisées conscientes, et de précurseurs dans leur genre ? Si elles ne représentent que l'exception et l’aberration, elles sont à plaindre, mais à négliger. Si elles représentaient, par hasard, une certaine femme de demain, et si elles annonçaient, dans la vie, comme le Vénérable-négociant en vin, l’annonçaïît déjà dans la loi, la prostitution légitime, on n'aurait plus le droit de se taire, et il faudrait jeter
le Crrd'alarme!rs.