‹ La fin de BabyloneChapitre 16 sur 57 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Quelques relations babj'loniennes. — La question des esclaves. — La vie nocturne. — L'éveil de l'aristocratie. — Dans le palais de Méretçar. — Concours de coiffure. — Petit lever du prince. — Léger repas. — Le problème de la croix gammée. — Départ au lupanar.

Vietrix ne mit pas moins d'un mois à parfaire son installation. Il est vrai que, riiôtellerie quittée, il ne se hâta point. Nephtali lui fut d'un précieux secours. Le vieillard se chargea de toutes les commandes. Sur chacune il parvenait à obtenir des rabais importants. Ilélas! cet infortuné érudit sur la terre d'exil n'avait guère de moyens d'existence. Son mauvais caractère l'avait éloigné des charges. Le jeune Gaulois fut enchanté que son vénérable cicérone pût, par ce moyen, se procurer quelques honnêtes commissions.

Les meubles en place, il songea à s'assurer d'un

personnel. Ses moyens lui permettaient un service décent, et il tenait à donner réception à ceux qui l'invitaient. Car, fort sociable, il avait tout de suite étendu ses relations. Il s'était particulièrement lié avec le célèbre poète Dhi-Sor; Tliistorien Poladamastor, le philosophe Mat-Shan. Nephtali l'avait également présenté à un vieux Chaldéen du nom de Phalazar, conservateur d'un musée où se trouvaient de nombreuses antiquités arrachées au sol depuis une centaine d'années. Vietrix, désireux de s'instruire, prisait fort la compagnie de ces hommes éminents, les plus distingués esprits de la Babvlonie.

Il jugea que trois esclaves seraient pour le moment suffisants à son train de maison : un homme, une femme et quelque enfant pour les menus travaux. Nephtali se fit fort de les lui procurer dans les meilleures conditions :

— C'est aujourd'hui le marché, lui dit-il. Ce soir, tu trouveras chez toi ton personnel. Donnemoi seulement de ce stylet ta griffe afin que je puisse rédiger les contrats.

— Ah ! combien je te remercie, mon bon Nephtali ! Tu as carte blanche pour m'acheter tous les nègres qu'il te plaira. J'ai fort à faire aujourd'hui. Je te charge de tout.

Fl. VII

H. Ahleàraver inv. et se.

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