L£ BARON DE BATZ
C'est un phénomène des plus singuliers, que
le recrutement de la clientèle de M. Lenôtre. Collaborateur du Temps, le gros bataillon de ses lecteurs est recruté dans le monde presque exclusivement royaliste. Ilest l'enfant gâ<* té des \3ieilles douairières et des jeunes ducs, sans compter que tel prince du sang impérial ne jure que par lui. Personne, parmi ses enthousiastes, ne s'aperçoit du danger de ses doctrines fantaisistes et non seulement ils les adoptent, mais encore ils s'en font les apôtres» C'est la forme la plus agréable du suicide.
Le Dolume dans lequel M. Lenôtre s'est
le plus éloigné de la Y>érité litstoriquCt est sans contredit Le Baron de Batz.
Dans ce travail, en effiet» l'histoire générale est traitée avec une singulière désinvolture, et les détails sont presque tous inexacts.
Aucun personnage n'est étudié à fond» pas même le baron de Bat^ (t).
Tout le monde connaît la fameuse légende de la conspiration de l'étranger, dont les répolutionnaires au pouvoir ont constamment
( i) Pendant que ce volume ^taità l'impression, M. le Baron dcBat|; a fait paraître une tris intéressante étude sur le célèbre Baron, membre de sa famille. Ce premier volume s'arrête à t.793. à la mort de Louis XVI. Nous n'avons que des éloges à faire sur les premiers chapitres de ce travail ; le portrait de Bat; est finement dessiné, ton importance comme membre du Comité de liquidation justcmeilf mit» an point, nub. . . il y a toujours un mâk, Il nom pantt que le rdk 4(r«ctotir attrlbni à Batf dans k mouvement contre révolntid»ntfre a M fort exagM, tout au mobie jusqu'au at Janufer 1793. Les documents produits son insuffisants, voire mime apocryphes. La lettres empruntées à Feuillet de Couches, sont pour la plus grande partie trop sujetes à caution pour qu'on puisse les invoquer, surtout dans des circonstances aussi graves. D'autre part, la thèse maçonnique de M. le baron de Bat;, toute empruntée à Barruel, est loin d'itre déterminante. L'auteur se trompe gravement dans le rôle attribué par lui, aux loges : la Candeur, les Neufs scrars et le Contrat Social.
Malgrd ces réserves, l'enivre de M. le Baron de Batf est certains* msnt l'Aude la plus remarquable publiée jusqu'ici sur ce si^et» MoM attendons avec impatisnce le second vobime.
joué à rencontre de leurs adversaires quels qu'ils soient. A ces fantaisies historiques, personne n'a cru. M. Lenôtre s'est av)isc de leur donner un corps, d'en préciser les agents. Aux faits certains, comme la tentative de Bat^ pour sauver le roi le zi janvier, la tentative du Temple, attribuée à Cortey, le rôle de Batj, en vendémiaire, M. Lenôtre a ajouté d'un trait de plume, tous les événements de la Terreur, sans exception; pour détruire la Révolution, Bat3 a excité les révolutionnaires les uns contre les autres ; s'ils se sont égorgés, c'est l'oeuvre de Bat^, et par conséquent, s'ils ont égorgés les royalistes, c'est encore Toeuvre de cet homme satanique, qui malgré sa puissance ne paraît pas être parvenu à sauver un seul de ses amis, ni le pauvre Devaux, ni Cortey, pas même sa maîtresse.
En résumé, il ressort de l'étude de M, Lenôtre, que la Terreur est l'oeuvre d'un royaliste à vues profondes. Pourquoi a-t^il choisi Bat^ plûtôt qu'un autre l Parce que le personnage lui semble presque inconnu. A suivre
les dogmes de la nouvelle religion historique, Us jacobins étaient des royalistes déguisés et les royalistes des jacobins travestis. Le procédé consiste à expliquer les événements par l'addition des infiniments petits annulant les grandes personnalités, oubliant que si les menus événements et les petites gens sont amusants à étudier, leur nombre est tellement grand, qu'on ne peut entrevoir le total de leurs multiplesactions. Et puis ou s'arréterl Au fiacre manqué, h la personne fortuitement rencon^ trée, à la peau d'orange qui a fait glisser le commissionnaire. . .
A vouloir ainsi préciser les menus détails, surtout lorsqu'on en tire des conclusions aussi graves, on court la plus dangereuse des aventures. Mais encore 1aut-*il que ces menus renseignements soient exacts.
Or, quelque invraisemblable que celè puisse paraître, le baron de Bat^; que M. Lenôtre présente à ses lecteurs n'a rien fait des actes qu'il lui prête. Le conspirateur n'est pas celui dont il donne Tacte de naissance.
Je con\>ien8 que le problème était compliqué à résoudreetquedanscetteeirconstatiee le fameux Baron a été le complice de... M, Lenôtre en travestissant ses actes d'étatcivil ; il y avait beaucoup de Bat^ à la fin du xvm* siècle et beaucoup s'appelaient Jean. Il y avait les Bat^ de Diusse» ceux de Gastelmaure» ceux de Trenquelléon» ceux d'Armathieu et de Sainte-Croix.
M. Lenôtre, en présence de ce fbuilli» a choisi au hasard, et il n'a pas été heureux ; il a été vraiement victime de ta conspiration de l'étranger. £n route, il a bien constaté des anomalies d'&gc ; non seulement il ne s'y est pas arrêté, mais encore cet incident l'a rempli d'une allégresse manifeste ; celà jetait un voile mystérieux sur son héros. Léonard était mort deux fols, Bat^ avait bien pu de son côté naître deux fois 1
Les Bat^; ne sont pourtant pas des inconnus.
L'un d'eux fut un des fidèles compagnons d'Henri IV, un autre, le plus célèbre, le plus connu surtout, fut le d'Artagnan des Trois
Mousquetaires, mort maréchal de France.
Sans enregistrer les discussions généalogiques qui eurent lieu devant Ghérin en 17&3 qu'il nous suffise de prouver que le héros de la Conspiration dite de Bat^, était Jean-Pierre de Bat3, et non Jean de Bat^, dont M. Lenôtre reproduit l'acte de naissance. Jean-Pierre naquit à Tartas et non pas à Goûts et fut baptisé à l'église paroissiale de Saint-Jacques ;
« L'an 1754, le 26 janvier, naquit et fut baptisé le lendemain, Jean^Pierre^ fils légitime de Messire Bertrand de Bat^, chevalier seigneur d'Armathieu et de Dame Marie Delaboge. Parrain, Messire Jean-Pierre Delaboge et marraine, Dame Quitterie de Chambre»
veuve de feu Messire Jean-François de Bat^, en son vivant seigneur d'Armathieu qui ont signé avec le p^re de l'enfant et moi. »
Db Batz, Chambkb db Batz,
Laboge, Dupin, curé.
(t) Bibl. Nat. Man. Pièces, orîg. des 114, Carrés d'Hojicr, 66» Nouveau d'Hojier, iS «t Chirtn 17.
C'est ce Jean*-Pîerre, qui fut breveté Baron de Sainte-^Croîx par Louis XVI le 29 décembre 1776. C'est lui qui habita 7» rue Ménars; c'est lut qui fut officier au régiment des dragons de la Reine ; c'est lui qui acheta en 1783, la seigneurie de Cérouville» dans la terre de Crosne (t).
C'est lui qui fut nommé député de la noblesse de Nérac aux états généraux, alors que son père était nommé suppléant par la noblesse de Tartas (2).
C'est ce Jean-Pierre de Bat^;, qui déposa dans l'affaire des 5 et 6 octobre (3) ; c'est lui qui épousa Michelle*«Augustine Thilorier.
Mais ce n'est pas lui qui est né à Goûts,
(i) Près Corbeil (Stlne-ct-OiMj. En i6<3, Batf habitait k Parb, ch^ U nuirqttb ét BrancM.
(m) Bertrand, fito Jctn-Fkrançob, ni k Ooiit«« en tjt5, nmrU le 10 avril 1753, mourut à Goûts, le 17 frimaire an X fS décembre i8oi J.
(i) X9f timoln. A Veraaillea. fl habitaît hM d*Blb«rar. H habitait à Paria, rue Msanara, 7, en Juin 1787 et non pas depuis 1793, comme le suppose M. LenAtre. Batj habita en 1783 ehej^ le marquis de Braneas ; sn 1787, rue Mesnars, 7 } en 1796, rue des Vieux Augustin^ 3t » en i3«8, faubourg Poissonnière, 58; en 1S16, rue delà Aichodière* aj et en titj, rue de la Chaussée d'Antin, 34.
le 6 décembre 1761 (4) ; ce n*est pas lui qui passa plusieurs ann^s au service d'£spagne, par contre cVst lui qui mourut à Chadieu, le to janvier i^zz.
Il est impossible de faire une confusion plus complète» dans une étude ayant pour titre : le Baron de Baiz, puisque le Jean de Bat5 de M. Lenôtre n'a jamais existé.
Quant aux complices de Bat^, M. Lenôtre ne s'étant pas donné la peine de préciser leurs personnalités, en fait des ^trcs mystérieux. Leurs identités étaient cependant faciles à établir.
t' LA GUICHE. ^ Anatole ^Charles, comte, puis marquis de la Guiche et de Sévignon, était né h Paris» le iz septembre 1747. Il était fils de Jean et de Henriette de Bourbon» dite M*"* de Verneuil» fille légitime du prince de Condé et d'Armande*>Félicie de la Porte^-Majarin. Il avait épousé en 1777, Jeanne-Marie de Clermont
(ij L'acte reproduit par M. Lenôtre est faux ; il ne figure pas sur Im rcgîstrcf 4» f^-civil de Goûta.
JVlontoîson, qui mourut le ig janvier 1822.
Son fils» Louis-Henry-Gasîmir, né à Paris»
le 4 décembre 1777, et mort dans cette ville, le t6 mars 1841» n'imtgra pas ; le t*** ventôse an VII, il était brigadier dans la r* compagnie du z* régiment d'artillerie à cheval. II épousa, le 24 prairial an XI, Amélie-Françoise Lrouise de Cléron d'Haussonville. Sa sarur, Henriette, épousa Henry-Louis de Chaste»nay-Lanty. Louis-Henri^-Casimir, fut crié Pair de France, le 17 août i8i5.
B£NOIST.— Le banquier Benotst d'An*< gers était Pierre-Vincent Benoist, fils ainé de Pierre et de Denise Darius de Monteclerc.
Il naquit à Angers, le 5 janv)ier 1738 ; le 12 mars 179$, il épousa Marie»Guilhelmine Leroux de la Ville, l'héroïne des Lettres à Émilie de Démouiiers^ peintre de portraits, éléoe de M"** Vigée-Lebrun,
Benoist fut, en décembre 17S9, membre et secrétaire de la Commune de Paris. Sous les trois premières assemblées révolutionnaires, il fut chargé de missions lointaines
dont les motifs sont restés inconnus (t).
En 1793, Benoist rentrait d'un voyage de plus de 2.000 lieues. Lors de l'affaire de la Compagnie des Indes» un retard dans l'ordre d'arrestation qui le concernait, lui permit de gagner la Suisse et il ne rentra qu'après thermidor. A partir de 1799, il occupa de hautes fonctions au ministère de l'Intérieur» au Conseil d'État, et à la Direction des contributions indirectes. Le sS féwier i8a8»
il fut nommé Ministre d'État et Membre du Conseil privé ; le ai août suivant, il fut créé comte.
Le banquier Benoist» mort à Paris» le t*'
décembre 1834» fut enterré au Mont-Valérien avec sa femme et sa fille» Madame Cochin.
Les Benoist d'A^y sont ses descendants directs.
3** Les banquiers Boyd» Ker et C* (et non
(t j Archives U Prifectuc» de U ScIns.
(x) C^lMtinPort, DiOtomMlrt d'^mjeu. Au sujet de certaines de ces missions, je crois, sans pouvoir raffirmer que M. C. Port, l'a confondii avse Denis Bsnelst.
Botdkerr) étaient des financiers anglais très
connus qui s'installèrent à Paris \)crs 1786» rue d'Amboise. En 175^, ils habitaient 9^ rue de Grammont.
4° Josepb-Victor Cortey» né en 1757* à Saint-Symphorien (Rhône-et-Loire), épicier.
Il n'était pas commandant de la force armée de la section Le Peletier, mais simplement capitaine de la i*^ compagnie du 3* bataillon.
S** Junius et Emmanuel Frey, ne sont plus des inconnus; ils s'appelaient François Tho^ mas (Junius) et Emmanuel Ernest de Schonfeld ; Junius était marié et sa femme s'appelait Catherine ; il laissa un fils mineur nommé Joseph. Det»ant Coupery» le 27 prairial an III, on désigna à la veuve de Junius, un subrogé^tuteur Alexandre-Louis-Henry Mailly. Le 4 thermidor suivant, devant le même notaire, on dressa un acte de notoriété au nom de Joseph. Le i5, le comité du Roule certifie qu'il habite la section depuis le t*' mai 1792, ce qui fixe la date de l'arrivée du Frey à Paris. L'hôtel qu'ils occupaient portait le
n"" 19 de la rue d'Anjou (974 sectionnaire) (t). En 1808 Joseph de Schonfeld était encore mineur et êon tuteur à Paris était Gaspard* Nicolas Froment ; Joseph était attaché à un régiment en MoraDie et sa famille habitait Vienne.
Ce qui ressort d'une façon évidente des papiers des frères Schonfeld, saisis après leur mort et conservés aux Archives c'est que les deux frères étaient francs-^maçons, qu'ils étaient martinistes et qu'ils faisaient probablement partie de la Stricte Observancetemplièred'Allemagne, qui fut poursuivie par les maçons terroristes, à Parts et surtout à Lyon. On trouva dans leurs papiers des documents philosophiques, cabbatistes»
qui les rapprochent des Saint-Germain et des Cagtiostro. Reste à savoir si, juifs de Brûnn» ils furent faits comte de Schonfeld par Joseph II et si leur véritable nom était Dobrufka (et non Tropuska comme le dit Wallon» III,
ft) Citait YHM dft la Riviire. U mobnicr 4m Frtjê fHU
(t). Quoi qu'il en soit, d'après leurs pàpierd, ils auraient renoncé n à leur état de noblesse a et seraient oenus se fixer à Strasbourg Ders 1787. Ardent rétoolutionnaire, le frère aîné, Junius, dès 1789» aurait établi plusieurs clubs patriotiques dans les empirons de Strasbourg. Ils prétendent, dans une pétition sans date, être naturalisés français et se loantent d'aooir braisé les périls les plus grattes, le to août, en se mêlant volon«* ta i rement aux Fédérés.
Dans un mémoire apologétique, ils parlent de leurs relations intimes av>ec Wieland, Voss et Knîgge dont on connaît le rôle important auprès de Weishaupt, le chef des Illuminés de Baisière.
Lors de leur arriY)ée à Paris, le i*** mai 1792, ils étaient sans ressources, et Chabot leur prêta contre billets, cent livres à deux reprises. Ils étaient en relations intimes ai»ec
(1) Jiinlii» serait ni «n ijSS» Bmmanncl en 1767. Ltopoldinc en 1777. Ils iuraient lêkU «a Avtrielie, un frère an aervice dane l'amUe impériale et mie sarar baptiatfib Mtratiiiiie par tm rielie bavMi allenuMid.
un certain Audibert-CailU, qui at>ait joué, peu avant la Révolution» un rôle aussi bi3arre qu'inexplicable auprès du sultan du Maroc.
Ils s'occupent avec lui de spéculations sur les grains et vont voir le ministre Lebrun pour obtenir une fourniture importante de blé à acheter à Venise. Ils auraient été également en relations suivies avec le fameux juif Éphraîm (t), envoyé de Berlin» agent secret du roi de Prusse. C'est par lui que Chabot semble les avoir connu. Sans en tirer des conséquences positives, je constate que le 1** février 1791, Chabot acheta à Saint- Genie^ (Aveyron) une pièce de vigne de S.too livres, et le i5 février 1793 une châtaigneraie de 6.3oo livres. Les Chabot étaient sans fortune, et le père était cuisinier du collège de Rode^ et non pas vigneron comme le prétend M. Lenôtre. Les Frey connaissaient également Caroline Remy, actrice au Théâtre de la République, qui, habitant THô-
f •) Sur Bplirftim. Voir WtééMc Mamoii, XfftÊm itrmkgèrm, au.
tel d'Aumont» 278, rue de la ViUe-r£i»ique,
était leur proche uoisinc. Or, Fabrc d'Eglantine, depuis plusieurs années, mwit séparé de sa femme, Marie-Nicolle Godin. Celle-ci, après ai^oîr installé son fils près de Meaux» s'était retirée en 1792 à Strasbourg, abandonnant son mari qui, depuis 1789, vivait maritalement a\)ec Caroline Remy, de laquelle il avait eu deux enfants, morts en bas-âge et qu'il laissa enceinte de cinq mois, lorsqu'il fut condamné le t6 germinal an IL
Le reste des papiers des Frey contient de nombreux fragments d'ouvrages littéraires et politiques, œuvres de l'aîné. Les manuscrits d'£mmanuel sont des poésies allemandes :
Traductions de Psaumes et Drames lyriques.
Je dois enfin constater que le 4 thermidor an III, lorsque de\)ant Coupery, on dressa un acte de notoriété au nom du mineur Joseph Frey, les deux témoins furent Jean-Claude Legrain, 9, rue Mesnard, et François Robin, 559, même rue. Bat5, on s'en souvient, habitait également la rue Mesnard.
Legrain et ftobin n*étaient donc pas des voiains immédiats» témoins habituels de rétude Coupery, qui était installée rue Cha<* banaiSé
6* La sttuf de Chabot» Claudine Chabot, Deat)c de François Gaussât» était en procès avee TËtat et aïoee Joseph de Schonfèld» en exécution du eontrat de mariage de Chabot; aet acte n'était pas etactement ce que prétend M« Lenôtre ; passé de\}ant Gastel, le aS septembre \jg%, il reconnaissait à Chabot un apport de ô.qqo libres» et constatait que Léopoldine reetiiait de ses frères loo.ooo»
dont s5.ggu payés comptant et t/S.ooo en un billet au t** jantDier t/çS. En cas de décès de l'un des conjoints» le suroiuant conservait 130.000 liores et la famille du prédécédé 9u*ggo libres* En raison de cette clause et de rapport de 6.000 de Chabot, sa soeur récla« mait Sô.Quo livres» plus les intérêts (t).
(0 Chabot n'habitait pas che; les Frcy, mats t'hôtcl voisin fn*it 973j U eoliMlitloniiel Albitte acheta cit imnM.ubU (H6tcl Cr^uy). en l'an III.
7^ Le baron allemand, connu sous le nom
de Proly, que Ton \)oyait constamment che^ les Frey était le comte PieriWean Berthold de Prosly, né à Bruxelles en 1751, fils pré*sumé du Dteux Kauntt^; (t). Il était venu habiter Paris, plusieurs années auant la Révolution; il s'occupait d'affaires commerciales et indus^ trielles (2) : dans ses papiers, on trou\?e la trace d'un essai de t>aste association formée pour le trafic de la Mer Rouge et des Indes (3); Il V a les chartes parties de plusieurs nai»ires noUsés dans ce but. (4). Il faisait également le commerce des tableaux; il existe aux Archi\)es un registre contenant l'estimation des tableaux achetés de compte à demi avec Champgrant (5) ; il s'occupait aussi d'achat d'actions a^ec le même personnage (6).
f 1) Il habitait rue des Filles Saint-ThomM, n« M.
fij Notamment des affaires d'Esptgitft, «vce fftOÛ, Lilinllc, Sittlt»
Didier et Duplain de Saint-Albine.
f3j Soua la raison aocialc Proaly, Pitot et G**, puia Proaly et de
la Borde.
(4j U yUl» àê VttnjM et lea Dmx f rem*
(5J Segiatre eommenetf U 6 juin ijSS.
(6) ftcgiatre «oniiHiefic^ le a4 novembre tjSS,
8° UHcrmitage de la rue de Bagnolet avait été vendue par le baron de Bat; le ao (et non le 28) juillet 1792 devant Girardin à Louis- François Babîn de Grandmaison, directeur de la poste aux lettres à Beauoais, logé rue du Faubourg-du-Temple* à Paris» non pas pour une somme dérisoire, mais au contraire pour le prix que de Bat; Tavatt payée. Le très haut et très puissant seigneur Jean- Pierre, baron de Bat; Lomagne, despicomtes de Lomagne et d'Auoillers, etc., l'avait achetée à Ferrand de Sandrecourt to.ooo livres en espèces, mais il devait servir au vendeur une rente viagère de a.86o livres, au principal de 26.000 livres. Babin Tacheta exactement dans les mêmes conditions* La rente réalisée le 20 juillet 1792 fut suivie d'un bail consenti en août devant Bonneau, notaire à Belleville, au profit de Marie Babin Grandmaison, soeur de l'acheteur.
9^ Rien ne permet d'affirmer que le personnage désigné sous le nom d'abbé d'Alençon fut un pseudonyme de Bat;. Les inter*
rogatoires des prévenus, font supposer, au contraire» qu'il s'agit d'une personnalité différente. M. Lenôtre s*est trompé en faisant Habiter à Bat^; et à l'abbé la même maison.
D'après la lettre de la femme Lamartinière à ce dernier, il habitait 119» rue Hebettus (près de la rue de Langlade). Tandis que Bat; habitait che; Roussel, n^ ^o (près de la rue des Augustins). On ne peut supposer que le numérotage sectionnaire n'aurait fait de ces deux numéros qu'une seule et même maison de ces immeubles, attendu que le n° 70 correspondait au 59/ sectionnaire (i).
10*" £n prêtant plus d'attention aux papiers de Nathey, Thorloger suisse qui s'occupait des affaires de Bat;, M. Lenôtre aurait pu découvrir tout au moins une des personna* lités sous laquelle se cachait Bat;. Dans ses papiers se trouve un passeport, donné à Berne, à un certain Paul Muller, natif de Sokure, le 16 frimaire an III, et légalisé par Barthélémy. On peut constater sur ce docu-
(0 Lm n<>* 70 et 119 appArUnAÎMit «m nunUrotagc topA,
ment plusieurs mots effacés, les uns complé-* tement le« autres imparfaitement. Si l'on rapproche ce passeport, d'un passeport authen« tique donné à Bat^; en mars 179A pour aller remplir h Londres une mission de Claoi^re (0» on pourra constater la presque ideiitité des signalements :
Fasiookt db 1791 PAtswotT de 1793
Agé de
3S ins
3S ans
Taille
Spiede
S picdf fie» pottcta efficéaj
Chtvfvi «lioiffllt cluifiiiii
châtains f claira mal elfacdj
Yeux
gris
bleue
Ne3
aquilin
effacé
Souche
moyen*»
grande (mal effacé j
Menton
pointu
plueieurs mots effacia
grand
grand
Yw*gf
ooal
ooal
Comme il est probable que Bat^; ne pou»
DHit utiliser le paaaeport immidiatement, le mot frimaire fiit effaci après la formule cle légalisation de Barthélémy (z).
fO Publié par fl, Pierre de VaÏMÎcre dans Le Correspondant du aS août 1896, p. 747.
{i) Je ne serais pM<tonn< 4|iic Batj M soit également caché soua If nom de Nathey.
tt^ L'acquisition de Chadieu fut beaucoup plus compliquée que te suppose M. Lenôtre, m(me d'après les documents consultés par lui i il n'y eut pas qu'une personne interpo<* 4ée» il y eut trois déclarations de command : Le premier acheteur fut Pierre Sausay ; le second Jean<»Baptiste Wallier; le troisième Btienne-4ean-*Louis Nathey. L'acte passé le 7 nioose an II devant Cabat oint annuler toutes ces minutes de projets.
La terre des Chadieu qui appartenait depuis un temps immémorial aux de Tanne fut isendue à la fin du xvm*^* siècle k Pierre Molieu de Saint-Poney. Le comtede laRochelambert s'en rendit acquéreur, devant Trutat, le dix«»sept juin 178S, et la revendit à Antoine Sau^ay, négociant à Clichy-la-Garenne, devant le même notaire « le 27 novembre ijgx. Le sept nivose an II, Sau^iay vendit Chadieu à Jean^ Baptiste Wallier, négociant suisse, demeu»* rant à Paris, rue Culture-Sainte-Catherine, Section de l'Indivisibilité. A une époque où chacun logeait che$ son voisin» et n'était pas
lui-mime, où Ton changeait de personnalité aussi souvent qu'on le croyait nécessaire, oubliant parfois son nom du jour, ce que Chftteaubrîand disait en t Sot , était déjà vrai (i) sous la Terreur : ce Par un travestissement convenu, une foule de gens devenaient des personnages qu'ils n'étaient pas : chacun portait son nom de guerre ou d'emprunt suspendu à son cou, comme les Vénitiens, au Carnaval, portent à la main un petit masque pour avertir qu'ils sont masqués. L'un était réputé Italien ou Espagnol, l'autre Prussien ou Hollandais : j'étais Suisse. La mére passait pour la tante de son fils, le père pour l'oncle de sa fille ; le propriétaire n'en était que le régisseur... » Il est possible que Wallier soit un nouvel avatar du baron de Batj ; il convient de remarquer qu'avec quelques surcharges, faciles à dissimuler, de MuUer on peut faire soit Wallier, soit Nathey.
On le voit, une fois de plus, quelque soit l'hypothise à laquelle on s'arrête, la réalité
f I j XêÊWirm d'AiIrt-romH ^it. BM» ii, 14t.
renverse toutes les suppositions de 24. Lenôtre.
Comment Jean de Bat$ deuint-il propriétaire de Chadieu 1
Dans la seconde moitié du xviir* siècle, et surtout à partir de 1770, sous Tififluence de banquiers étrangers, suisses et hambourgeots, suisses surtout, on commença en France à s'occuper de grandes spéculations financières ; on rêvait encore des opérations de Lau> et de la Compagnie des Indes. A côté du prince de Rohan-Guemené et de Baudard Saint-James, dont les faillites furent retentissantes, les Thétusson, les d'Espagnac, les Delessert, les Necker, les Clavière, les Sellonf, les Prosly, les Bat^, etc., jouèrent un rôle considérable ; à côté de ces agiotages sur titres, il y eût de nombreuses spéculations industrielles : La Compagnie des Eaux de Paris, des frères Périer, celle des Eaux de rYY>ette auec de Fer de la
Noucrre(t); celle de la Caisse d'escompte; les Compagnies d'Assurances viagères, les affaires asse^; obscures en Espagne avec Baroud(2), Lalanne(3), l'abbé de Saint*-Dîdier (4) et Duplain de Saint-Albine (5) ; des affaires de terrains aux Etats-Unis d'Amérique ; sous prétexte de tendresse pour les noirs, les membres de l'ancien Muséum ou Lycée de Londres, fondèrent à Paris, le X janvier 1787, la Société Gallo-Américaine, qui déteint plus tard le Club des Amis des Noirs ; les fondateurs de la Société furent Clavière, Brissot, Bergasse et Saint-John Crèoecœur ; Crè\>ecœur et Brissot furent eni^oyés aux Etats-Unis, pour les spéculations sur les terrains.
(0 Ni en 1740 à Pari*, le xt novembre 1804, eapHalne d*artillcrie« pilla inapcctanr dca Foula et Chainaiaa.
(1) Claude Odille. Joaeph Baroudf baiu|uier, rue Neuve dea Pctita- Champa.
(3J Lalannc, banquier, me VIvîanna, cdlàbre dana l'affaire d« to Caiaae Saint-Ciiarlee.
(4) Aumônier du comte d'Artoia, 79» rue de Richetieu*
<9J Joaeph Benoit, Duplain de r Albtne. ancien maître d'Hôtel da Koi. Le ao aoikt 1789, ae plaint dea agenta de change, qui ont voûta te faire tomber dana un guet-apena au Palaia-Royal.
P&ndant que les agioteurs, suioant les expressions de Tépoque* agitaient le bouillon et fouettaient la toupie, le sol parisien était en feu. Dans le quartier du Temple» TOrdre de Malte; dans celui de la Chaussée d'Antin» les pires Mathurins ; le comte de Pro»
\>ence, à Vaugirard; les Choiseul, dans le quartier Vîpienne» le due d'Orléans, un peu partout, avaient lioré leurs terrains à des spiculateurs« dirigés par des architectes constructeurs, les Brongnard, les Perrard,les Henry, les de Wailly, perçaient les rues, édifiaient des maisons. Les principaux spéculateura furent Laborde, Bouret de Ve^ jelay, Sauv>age, Bullier, etc., mais les plus audacieux furent Marc-René Sahuguet d'Ar-* ma3it d'Espagnac, et l'agent de change François-Louis Pinet. Ce dernier spécula plus particulièrement sur les grains.
Il mourut le ± août 1789, à Saint-Germainen-*Laye, d'un coup de pistolet qu'il s'était donné, ou qu'il avait reçu le 19 juillet pré« cèdent. Quant à d'Espagnac, sa spéculation
sur les actions de la Compagnie des Indes, commencée sous TAncien Régime» le conduisit à la guillotine sous la Terreur. Lorsque DÎnt la Révolution, on spécula surtout sur les biens nationaux, et il faut le reconnaître tout le monde s*en mêla. Des bandes de corbeaux s'abattirent de l'étranger, Prosly et les Frey furent du nombre ; ils entraînèrent dans leurs opérations les Chabot et les De-
launay, etc., |>endant que d'autres révolutionnaires se contentèrent de louer à des prix dérisoires les hôtels, vides de leurs maîtres émigrés ; après la tourmente, c'està-dire après thermidor, beaucoup d'entre eux, de locataires de\}inrent propriétaires. Ceux qui avalent été moins adroits, se contentèrent d'emporter comme à l'Hôtel de Noailles de la rue Saint-Honoré, les lambris et les serrures.
Les révolutionnaires spéculèrent encore sur les assignats, sur les mandats territoriaux, et au plus fort de la Terreur, bien des gens que la politique éloignait les uns des autres furent rapprochés par les intérêts
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financiers. Le baron de Bat^; semble auoir été du nombre. Dans ses papiers (A. N-T.
699) qui ont paru à M. Lenôtre sans intérêt, nous trouvons tes traces de ses associés ou mieux de ses intermédiaires. Delessert et qui, de 1787 à 1792, font ses opé^ rations de bourses. C'est par eux qu'il acheta 680 actions de la C* des Indes, et 743 assurances viagères. Le 14 mars 1792, il est en procès avec eux pour le règlement de t3t.i63 livres 9 sols. Par la suite, ses intermédiaires furent les banquiers anglais Boyd Kerr et C'. En 1787, il était déjà en relations d'affaires ai»ec Baroud et avec Prosly ; en octobre 1788, il s'occupait avec Clavière d'une opération sur les terrains Choiseul. Il fait encore de multiples opérations avec Durieux le jeune, Verthamont, Grenine, etc.
Chercher dans les actes des financiers, aussi bien que dans ceux des personnages politiques de la Révolution» une logique serrée, une volonté persévérante, une unité de conduite, est une utopie. A partir de la
prtfte de la Bastille, la France fut violemment atteinte de la maladie de la peur, atoec ses accès de fièv)re et ses délires. Tout le monde tremblait, et tel qui fut un héros aux armées, avait quitté le sol natal pour échapper à la terreur ambiante. Dans des proportions très diffié»
rentes de culpabilité, ceux qui tuèrent avaient peur, et ceux qui s'abandonnaient sans résis** tance aux sectionnaires, aux jurés et aux bourreaux avaient peur ; les uns tremblaient devant la mort, les autres devant une vie abominable. C'est à peine si on en trout)e quelques-uns qui échappèrent à la contagion: Danton et Bat$, peut-être.
Ce dernier, spéculateur dans Tâme, entre deux actes d'héroïsme, trouvait le moyen de s'occuper d'achats et de ventes de titres et d'immeubles pendant que le premier, entre deux décrets patriotiques, dissipait sans eompter l'argent qui venait à lui, et frappait sans conscience sur tous ceux qui lui semblaient des obstacles. Les rôles de ces deux personnages ne furent pas déterminant dans
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leurs partis respectifs, msts on peut les citer comme des types très particuliers des rares personnes qui eurent une action réelle sur les événements de leur temps. C'est ainsi que de Bat^ personnifia pour les réi^olutlonnaires ce qu'ils appelaient la Conspiration de l'étranger.
A ce point de Due, Carnot, en mettant au point ses accusations de détail, exagérées ou inexactes» me paratt a>9oir y>u clair» lorsque, au cours de la séance du Comité de Salut pu* bliC) dans la nuit du t3 au 14 juin 1793*11 disait à Robespierre :
(t Le baron de Bat^, dont on a fait le préteiete d'une grande conjuration est tui->méme un scélérat de la plus vile espèce n et Carnot les fit parfaitement connaître à cette même séance en rappelant toute sa Die depuis dix ans. Sm but était d'empêcher qu'on adopta le projet de Tabbé Séyés (Les deux conspt*' rations Bat^ et Théot pour se débarrasser des nobles et des prêtres).
te Ce Batji, fils d'un pâtissier de l'Albret,
oint à Paris en 1784. Il y arriva sans un sou,
mais y portant beaucoup de talent pour l'intrigue et beaucoup de frîpponerte. Il se fit cette année-là une généalogie et il se faisait descendre des princes souverains, des comtes de Lomagne. Il voulait se faire présenter à la cour, mais il y avait une si infâme réputation, qu'il ne put jamais en obtenir la permission du feu Roi, malgré la protection du baron de Breteuil, qui en avait fait un de ses agents. Il vendait la protection du baron de Breteuil, conjointement avec la duchesse de Brancas, maîtresse du Baron, Il se fit ensuite agioteur et banquier ; et enfin, en 1787, il avait un hôtel à Paris, deux superbes maisons à la campagne et 80.000 livres de rente. Lors des Etats Généraux, il se fit députer par la noblesse d'Albret, moyennant un don de So.ooo écus. Arrivé à Paris, il se fit placer par les Etats Généraux dans le Bureau général des Uquidatîons. A force d'argent, il s'en fit nommer le président, et là, pour faire préférer une créance à une
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ÀUtfe, il se rit tellement pay^t" paf tous ceuiè qui auaient affaire à ce bureau, qu*on l'en chassa en l'accusant d'avoir volé un million. Il est resté depuis à Paris, l'agent du baron de Breteuil, et il est hors de doute que la multiplicité de ses intrigues a hâté la mort du Roi. C'est sur cet échafaudage que Robespierre et l'abbé Siéyès ont absolument voulu qu'ont échafaud&t une conjuration qui put atteindre tous ceux qu'on voulait faire périr (ij )).
Pendant que Bat^; était recherché et emprisonné, que son père était détenu, il poursuivait (prairial*«fructidor, an III) devant les administrateurs du département des Landes, la restitution de ses métairies qui avaient été mise aux enchères (2).
S'il parvenait à entraver la vente de ses biens dans son département, il était moins heureux à Paris, où l'on vendait, le t5 germi-
(t) KiporI w ibê manuicrtpU of B. Forteteue. prMcrvcd «t Drapumorc.
(i) Voir aux appeniticca, Us pièces relatives k cette affaire. Ces documents ont ^happi h M. Len6tre. Ds se trouvent aux Arch, Nat* F 7 S.i94« mais sous le nom mal orthographié de Baits.
nal an III (i) à Tencan national, maison éaflus, 756, rueTaranne»à la suite des effets de Lafayette fils, émigré, sa voiture en forme j de diligence, montée sur ressorts, peinte en brun, doublé de drap blanc, avec quatre glaces, stores et jalousies. Criée à t.200^ elle fut adjugée 5.919 £ 19 % en assignats.
Après les événements de vendémiaire, M.
Lenôtre perd absolument Bat^ de vue et ne le retrouve qu'en 1814.
Il nous parait qu*il vécut tranquillement sous TEmpire et il dut s'abstenir de toute conspiration, estimant qu*il n'y avait rien k faire. Il est en relation avec des personnages officiels et lorsque le 3 mai 1808, il se marie à 7 heures du soir, à la mairie du III* arrondissement avec Michelle-Augustine Thilorier, il a pour témoins r Mlchel-Louîs-Etienne Regnaud, de Saint^ean^^d'Angély, ministre d*Etat, allié de l'épouse ; Georges-Victor Demautort, le fameux notaire de Mirabeau; Jean-Baptiste Buffaut, directeur particulier
f 0 Arch. de 1* Seine, 3.43o.
du Conseil général de la liquidation» allié de
l'épouse, et Alphonse-Jean-Buffaut, receveur général du département de la Meuse. Son contrat de mariage aidait été reçu par le notaire de Saint-Romain de Colbosc, arrondissement du Hâure (i).
Le Baron de Bat^ eut sous la restauration des procès qui lui attirèrent de graves ennuis et dont nous laissons à son représentant actuel, le soin de faire le récit. Il mourut à Chadieu, commune d'Authe^at (actuellement, commune de la Sauuetat, canton de Veyre, Puy-de-Dôme), le to janvier 1822, à 6 heures du matin. Dans l'acte de décès, il est qualifié maréchal des camps et armées du Roi, chevalier de Saint-Louis. Parmi les témoins de son décès, figure César Philibert Hubert de Combault, comte d'Auteuil, lieutenant-colonel de caioalerie, chei>alier de Saint-Louis et du Phénix de Hohenlohe.
f 0 Mieliellc-Augustine TlUloricr, fille de Jm^um Thîtorwr et de Françoise- AttgttstincSanettttry, tftaif n£t h Bordeaux, le t5 novembre 1771. Ellemoucuf ftgé de 80 ans, le 9 juillet t85i, A 6 heures du soir* 16, rue Saint-Fiacre*
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