LA SÉCULARISATION DU POUVOIR MUNICIPAL
Mer (5 octobre 1788) ; Geffosses (12 octobre 1788) ; Trelly (12 octobre 1788) ; Saint-Sauveur-Lendelin (27 octobre 1788).
Election deMortain : Mesnil-Thébaut (1788).
Election de Saint-Lo : Sainte-Suzanne-sur-Vire (15 août 1787) ; La Haye-Bellefond (14 octobre 1787) ; Le Désert (14 octobre
1787) ; Beuvrigny (16 décembre 1787) ; Saint-Romphaire (17 août
1788) ; Domjean (24 août 1788) ; Saint-Ebremond-de-Bonfossé (31 août 1788) ; Saint-Samson-de-Bonfossé (31 août 1788) ; Agneaux (21 septembre 1788) ; Maupertuis (21 septembre 1788) ; Mesnil-Véneron (21 septembre 1788).
Election de Valognes : Montebourg (3 juin 1787) ; Annevilleen-Saire (15 juillet 1787) ; Saint-Pierre- Eglise (17 août 1788) ; Valcanville (17 août 1788) ; Quettehou (31 août 1788) ; Bricquebec (28 septembre 1788).
Election de Vire : Clécy (7 octobre 1787) ; Athis (6 mai 1788) ; Condé-sur-Noireau (6 septembre 1788) ; Saint-Pierre-du-Fresne (28 septembre 1788) ; Coulonces (5 octobre 1788).
Cette liste est évidemment incomplète, et il faut croire à la disparition de nombreux registres. Il en reste assez pour attester que les ordres du contrôleur général ont reçu leur exécution. Les exigences de celui-ci, malgré leur rigueur et leur mesquinerie apparentes, avaient une portée profonde. Elles visaient à introduire plus d'ordre dans l'administration communale, à assurer son action cohérente et continue. En la dotant d'une vie propre, elles l'affranchissaient de l'ancienne paroisse ; en un mot, elles donnaient corps aux municipalités rurales et préparaient la commune moderne au sens administratif du mot. La date du 14 juillet 1788 est donc décisive ; elle marque une étape vers la sécularisation du pouvoir municipal.
Au lendemain de la lettre du contrôleur général, la Commission intermédiaire provinciale de Caen voulut à son tour orienter l'activité des assemblées municipales. Par une nouvelle instruction, du 8 octobre 1788, elle les invita à concentrer leurs efforts sur trois objets essentiels : 1° la répartition la plus équitable de la taille et la surveillance de sa perception dans les formes les moins rigoureuses ; 2° la direction vigilante des travaux publics en vue d'une sage économie et d'une réduction progressive dans la taxe de la corvée ; 3° l'examen des divers objets relatifs au commerce, à l'industrie, au rendement agricole de leur ré-