‹ La fin de l'ancien régime et les débuts de la révolution dans la généralité de Caen, 1787-1790Chapitre 187 sur 511 · COMPOSITION DES ASSEMBLÉES DE DÉPARTEMENT · texte numérisé non relu

COMPOSITION DES ASSEMBLÉES DE DÉPARTEMENT

remplir le vaste programme de travail qu'avaient dressé leurs procureurs-syndics et leurs bureaux intermédiaires, et soumettre à un examen des plus sérieux les divers objets dont l'administration leur était confiée.

La composition de ces assemblées n'avait pas très sensiblement varié depuis 1787. Les modifications qui s'y étaient introduites étaient dues à des décès, des démissions ou des incompatibilités.

A Bayeux, une lettre d'excuses de l'évêque président, reçue à la dernière heure, força l'assemblée à se choisir comme président intérimaire le chevalier de Berné <h. Le comte Louis de Vassy, déjà membre de l'Assemblée provinciale et de la Commission intermédiaire, avait été remplacé à la tête de l'assemblée de Mortain par le comte de Sourdeval. Dussaulx, curé d'Alleaume, présida l'assemblée de Valognes au lieu du comte d'Octeville malade. A Vire, l'ancien président, le marquis de Ménillet, étant mort, le marquis de Canisy lui avait été donné pour successeur.

Les assemblées de département comptaient aussi parmi leurs simples membres des hommes nouveaux, tels Courtin de la Bréaudière et l'avocat Havin, à Saint-Lô ; Euvremer, avocat à Carentan ; le chevalier d'Anferville et le baron de Wimpfen, à Bayeux. Elles ne furent pas partout au complet : dom Verdier, prieur de Savigny, et Le Bourdonnais, négociant, ne se présentèrent pas à l'assemblée de Mortain : le premier était malade, le second retenu par les affaires (2). L'assemblée de Vire fut en grande majorité composée de gens du Tiers état ; l'absence du curé de Morigny et la démission de l'abbé de Cheux avaient fait des vides dans les rangs du clergé ; la noblesse n'y fut représentée le jour de l'ouverture que par un seul membre, son président (3).

Les assemblées des neuf départements s'ouvrirent entre les 10 et 20 octobre, et leurs clôtures successives s'échelonnèrent du

(1 Arcjh. dép., Calvados, C 7651. Aumônier de la comtesse d'Artois, l'évêque de Bayeux était obligé de s'absenter « par les devoirs de sa cbarge, qui le rappelaient à la cour ». 11 avait en même temps donné sa démission de membre de l'Assemblée provinciale où il représentait, en qualité d'ecclésiastique, le département de Saint- Lô. Ibid., Mancbe, C 628.

(2) Tbid., Calvados, C 7707.

(3) lbid.. C 7725. Brouard de Clermont était souffrant, le comte de Néel retenu à son régiment, et le seigneur de Rochemont voyageait en Angleterre. Quant au comte de Fiers, il était mort et n'avait pas été remplacé. « L'annonce d'un nouveau régime faite à votre bureau intermédiaire par lettre de M le Directeur général, fait suspendre la nomination d'un député pour remplacer M. de Fiers », disent les procurcurs tyndics à l'assemblée.

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