HAUTEUR DES VUES DU TIERS ETAT
tis, sur lesquels ils avaient soin de réserver tous leurs droits, les citoyens du Tiers état de Basse-Normandie laissaient à leurs mandataires la liberté de se concerter avec les autres députés de la France « sur les moyens de s'assortir au régime d'administration générale qui serait jugé par l'Assemblée Nationale comme plus convenable au bien commun de tout le royaume » tl). Ils consentaient « à lier les intérêts de la province à ceux du reste du royaume », afin de « faciliter la régénération générale par l'uniformité de principes et de gouvernement ». En un mot, ils donnaient leur consentement anticipé à la fusion de l'individualité normande dans la Nation française. L'unité nationale de la France était en germe dans les cahiers du Tiers état de Basse-Normandie.
il) Cotte heureuse formule, ainsi que celles qui suivent, était due à la plume des commissaires de Saint-Lô, dont l'un. Vieillard fils, fillait représenter, comme député du Tiers état, le bailliage de Cotentin aux Etats généraux.