‹ La fin de l'ancien régime et les débuts de la révolution dans la généralité de Caen, 1787-1790Chapitre 479 sur 511 · CHERTÉ DU TRANSPORT DES ENGRAIS · texte numérisé non relu

CHERTÉ DU TRANSPORT DES ENGRAIS

Sur la cherté des engrais en raison de leur éloignement.

« La paroisse ne peut se procurer aucun engrais, vu l'impuissance de cuire des chaux et n'ayant ni tangue ni varech sur sa côte. » (Pierreville). — « La paroisse déplore son éloignement de quatre lieues de la mer et de trois lieues de la pierre à chaux, auxquels elle ne peut suppléer qu'avec beaucoup de peine. » (Quettetot). — « Pour faire valoir ce fonds, on est obligé d'aller chercher à plus de trois lieues les différents engrais nécessaires à la culture, ce qui la rend dispendieuse... » (Rauville-la-Bigot). — « Le peu de blé que ce mauvais terrain peut produire engage les habitants dans des frais considérables par le transport des engrais étrangers qu'on ne peut se procurer sans avoir recours au sable de la mer qui est bien éloignée de cinq lieues de la paroisse. » (Saint-Maur-des-Bois). — « Pour le transport d'une charrette de chaux de Villers dans plusieurs paroisses, il faut employer, pendant trois jours au moins, 12 bêtes de harnais, et 3 à 4 hommes ; de sorte que ce qui leur coûte, sur les lieux où l'on vend ces espèces d'engrais, 25 livres, et qui à peine suffit pour deux vergées de terre, leur revient au plus bas prix, rendu chez eux, à 100 livres. » (Beuvrigny). i1)

Sur l'interdiction d'enlever les engrais de mer.

« Toutes les paroisses de la côte devraient avoir le droit d'aller avec les bordiers de la mer arracher le varech sur les rochers. » (Canville).— « Il règne un très grand abus, sur les bords de la mer, très contraire à l'agriculture. Quelques paroisses se sont arrogé, sans aucun titre primitif, le droit de profiter seules du meilleur engrais de mer. Celui du varech est exclusivement aux paroisses bordantes.» (Saint-Malo-de-la-Lande).— «Que la liberté de prendre des engrais de toutes les espèces que la mer peut produire

(1) Voir les observations faites en 1788 par les municipalités de Saint-Waast et Vendes (département de Caen), Arch. dép.. Calvados, C 7984, 8006 ; — de Beaumesnil, Carville, Fontenermoni, La Graverie, Neuville, Roullours, Saint-Aubin des-Bois, Saint-Charles-de-Percy, etc. (département de Vire), Arch. dép., Calvados, <: 8019 8025. 8038, 8039, 8053, 8065, 8067, 8068.

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