Autobiografia (Ed. de la « Biblioteca Àyacucho »), p
soin des leçons des encyclopédistes, le moyen âge leur ouvre les portes de la liberté : d'après les Sept Parties^ lorsque la famille royale est éteinte, le nouveau souverain doit être élu au suffrage universel ; le Pioi Savant ne dit pas (( parles Gortès » ni « par la noblesse », mais « par un accord de tous les habitants du royaume qui le choisissent pour seigneur ^ ». x\lphonse X fait, en outre, une distinction entre les empereurs, rois et barons féodaux, d'une part, et les personnages à seigneurie limitée, d'autre part. Ces derniers, dit-il, sont ceux qu'on appelle en Italie « catanesetvalvasores », et en Espagne « infanzones » ; « ils ne peuvent ni ne doivent user du pouvoir de seigneurie sur les terres qu'ils ont, à moins que ce pouvoir ne leur ait été conféré par les privilèges des empereurs et rois - ».
Les membres des juntes espagnoles, du Conseil de Régence et leurs émissaires, les députés aux Certes ne sont même pas des infanzones nommés par le roi ; on ne leur doit donc pas l'obéissance. On ne la doit plus aux vice-rois et capitaines généraux nommés antérieurement par lui mais qui sont dans l'impossibilité de recevoir des ordres de lui. C'est ce que dit Cor-