‹ La fin de l'empire espagnol d'AmériqueChapitre 11 sur 35 · Part. II,tit. 1,1. IX · texte numérisé non relu

Part. II,tit. 1,1. IX

;Part. II, tit. I, I. XIII.

nelio Saavedra au vice-roi Cisneros, en 1810, quand arrive à Buenos-Aires la nouvelle que les armées impériales sont maîtresses de l'Espagne entière et que le gouvernement de la Régence est réduit à la possession de Cadix et de l'île de Léon. L'usurpation est un fait accompli ; le roi, le seigneur légitime, est dépouillé pour toujours ou, du moins, on le croit:

« Est-ce que, — dit le tribun au vice-roi u dont, peu auparavant, il était le secrétaire, — <( est-ce que cet immense territoire, ses millions u d'habitants, doivent reconnaître la souverai- « netp des commerçants de Cadix et des pêc( cheui., de Fîîe de Léon ? Les droits de la « Couronne de Castille à laquelle les Amériques « furent incorporées seraient-ils passés, par « hasard, à Cadix et à l'île de Léon qui font « partie de l'Andalousie? Non, seigneur, nous « ne voulons pas suivre le sort de l'Espagne ni « être dominés par les Français. Nous avons « résolu de reprendre l'exercice de nos droits « et de nous sauvegarder nous-mêmes. Celui « qui a donné à Votre Excellence autorité pour « nous commander a cessé d'exister, et par f< conséquent les forces sur lesquelles s'ap- « puj^ait cette autorité n'existent pas non « plus K »

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