‹ La fin de l'empire espagnol d'AmériqueChapitre 17 sur 35 · Ouv. cité, t. XVIII, p · texte numérisé non relu

Ouv. cité, t. XVIII, p

Le grand soulèvement des Indiens du Pérou (1780), qui prit une extension considérable sous la direction de Tupac-Amara, n'eut pas d'autre commencement- Le chef lui-même, le a dernier des încas » qui voulait rétablir à son profit la monarchie nationale, recrute, au début, des partisans en poussant le cri de fidélité au monarque espagnol, que nui ne songe à rendre responsable des fautes ou des crimes de quelques gouverneurs. Nous disons « quelques », car l'administration espagnole, dans son ensemble, fut, à tous les points de vue, un bienfait pour les indigènes américains.

Le roi, — ce roi invisible, lointain, qui n'a jamais mis les pieds sur leur terre, — emprunte aux yeux des Indiens quelque chose de la Majesté divine. Le mot respect est insuffisant ; les Bourbons rois des Indes occidentales sont l'objet d'un véritable culte ; ils sont ce que le roi-législateur du moyen âge voulait que fussent les souverains : « l'âme et la vie du peuple ^ ». Le roi esl le protecteur naturel des indigènes contre les mauvais fonctionnaires et les mauvais prêtres, contre ceux des nobles espagnols et créoles qui commettent des abus de pouvoir, et aussi contre les nobles indiens plusdurs, à l'égard des pauvres, queles blancs,

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