‹ La fin de l'empire espagnol d'AmériqueChapitre 22 sur 35 · Archives des Indes : est. 112, c. 3, leg · texte numérisé non relu

Archives des Indes : est. 112, c. 3, leg

encore inédits établissent que l'hostilité ne fait que grandir. Dans tous les pays hispano-américains, les vice- rois et gouverneurs , quand ils sont encore les maîtres ou le redeviennent, procèdent à des révocations de curés, forcent des évêques suspects ou compromis à accepter des coadju, teurs, et expédient en Espagne, pour y être jugés, les plus dévoués à la cause nationale ^. Enfin, le pape, qui aurait puagirpuissammeiit en faveur de Sa Majesté Catholique, indispose le gouvernement de Madrid par sa neutralité bienveillante à l'égard des insurgés. Après 1820, le Vatican reçoit les délégués des jeunes républiques, longtemps avant que l'Espagne n'ait reconnu leur indépendance, et traite avec eux les questions religieuses de TAmérique ^. En fait, le patronat royal élait comme une lettre morte à une époque où Ferdinand VII n'avait renoncé à aucun de ses droits.

Afin de mieux préciser, par les faits, ce que fut l'action du clergé, nous allons l'examiner dans les deux grands foyers de l'émancipation sud-américaine : la vice-royauté de la Piata et la capitainerie générale de Venezuela, laquelle, érigée de bonne heure en république, forme,

1. Les dossiers relatifs à ces affaires sont très nombreux aux Archives de Séville. Cf., par exemple, est. 90, c. 1, leg. 1 ; est. 131, cl., leg. 21 et 23.

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