‹ La fin de l'empire espagnol d'AmériqueChapitre 7 sur 35 · Archives des Indes : Est, 133, c 4, leg · texte numérisé non relu

Archives des Indes : Est, 133, c 4, leg

les Hispano-Américains se battent pour l'indépendance et peuvent librement dire ce qu'ils veulent, on parle beaucoup moins de la révolution française qu'on ne l'avait fait sous le régime en train de disparaître. A ce moment, les Français ne manquent pas du côté des indépendants, mais ils ne se livrent pas à la propagande de presse et de pamphlets, ils ne déclament pas contre les curés : ce sont des officiers et des soldats qui viennent s'engager dans les armées des patriotes. Les officiers anglais et français de l'état-major de Bolivar accompagnent leur chef à la messe ^.

D'ailleurs, les chefs sont tous, sauf de très rares exceptions, des croyants fermement attachés à l'Eglise et à ses dogmes, et les incroyants comme Bolivar, — qui se convertira plus tard, — et Miranda les respectent. L'irréligion et le voltairianisme sont, au contraire, très répandus dans les armées du roi ; au Mexique, en 1821, presque tous les officiers généraux espagnols sont francs-maçons, ses trois derniers vice-rois le furent aussi. Mais le désordre intellectuel de l'époque se manifeste dans les deux camps. Mariano Moreno, par exemple, le plus jacobin des révolutionnaires de la Plata et en même temps l'un des plus catholiques, proteste

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