‹ La fin de l'empire espagnol d'AmériqueChapitre 8 sur 35 · Peru de Lacroix : Diario de Bucaramanga · texte numérisé non relu

Peru de Lacroix : Diario de Bucaramanga

« contre le despotisme espagnol qui assujettissait la raison à une censure inquisitoriale * », il est le premier champion de la liberté de la presse à Buenos-Aires, il la réclame fougueusement : (( Détrompons-nous enfin, écrit-il, car les peuples seront plongés dans 4 abrutissement le plus honteux si l'on n'accorde pas une franchise absolue et la liberté pour traiter tout sujet... « Voilà bien, dira-t-on, la doctrine révolutionnaire dans son intégrité : Moreno secoue le joug de toute autorité, y compris celui de l'Eglise I Mais achevons la citation interrompue : «... pour traiter tout sujet qui ne soit opposé en aucune manière aux saintes vérités de notre auguste religion et aux déterminations du gouvernement toujours digne de notre plus grand respect - ». Moreno commence sa phrase par une déclamation contre la censure et il la termine par le rétablissement de cette censure. Il est interdit de critiquer le gouvernement ;la littérature, la philosophie, la théologie, la politique, la tribune et la presse, tout est soumis à une censure plus étendue et plus sévère que celle de l'Inquisition.

Et qu'on ne crie pas au paradoxe ! L'inqui-

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