‹ La Fin de L'Union Monétaire LatineChapitre 6 sur 18 · EL · texte numérisé non relu

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(1) Bourquin, Les transformations survenues dans l’Union monétaire latine, au cours de la guerre, Thèse, Paris 1924, p. 24.

(2) Egner, Der lateinische Münzbund seit dem Weltkrieg, Akademische Verlagsgesellschaft, Leipzig 1925, p. 38 sv.

(3) Esslen, op. cit. p. 157 sv.

(4) Egner, op. cit. p. 38-39, de même p. 49.

(5) Janssen, op. cit. p. 382-

Tandis que Jaberg (1) estimait que la question de la dénonciation de la Convention par la Suisse n'était plus d'actualité à la veille du conflit mondial, Schneebeli (2) affirmait que « la direction générale (de la B.N.S.) fut d'avis que la Suisse devait s'employer énergiquement à obtenir une augmentation de son contingent de frappe des écus et faire sentir au besoin l'importance de cette demande en menaçant de dénoncer la Convention. »

Quant à nous cette décision n'était que le reflet de deux phénomènes!:

1° Le drainage des écus reprit de plus belle dès l'automne 1911 et l’encaisse de la Banque de France, notre réservoir de secours, ayant baissé dès 1913, il était indiqué de reconsidérer nos rapports avec l'Union monétaire. La Suisse allait reprendre sa proposition de nationaliser toutes les monnaies d'argent. La chute du métal blanc aggravée par les fluctuations des changes devait faire de la circulation commune une source de perpétuelles difficultés;

2° À la veille de la guerre de 1914, seul le cadre de la Convention subsiste pleinement. Son contenu est de loin dépassé par les faits. Ses buts visibles ou inavoués furent rendus inaccessibles par la création d’autres moyens de paiement perfectionnés, condamnant l'argent monnayé à jouer surtout dans les relations internationales un rôle toujours plus faible.

(1) Jaberg, Das Währungs-und Münzproblem in der Schweiz. Bopp & Cie Zurich, 1920, p. 13: « Die Frage des Austritts aus der Lateinischen Münzunion und der selbständigen Einführung der reinen Goldwährung hatte ihr aktuelles Interesse verloren und mehr und mehr einen akademischen Charakter angenommen, als der Grosse Krieg ausbrach ».

(2) Schneebeli, op. cit. p. 66.

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