‹ La fin des dieuxChapitre 127 sur 130 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

cheveux d'or le sceau divin d'Aphrodite, je suis née son hiérodoule, je mourrai sa prêtresse. C'est pourquoije méprise et je hais ton Olympe de crucifiés stériles et de blafardes vierges, et ton Dieu, repu de graisse d'holocaustes, dont les lèvres ne respirent que miel et dont les mains dégouttent de sang?

NORBERT

Quelle folie t'égare, ma fille ? Tu maudis une religion dont l'amour charnel te voile la splendeur? Qui sait si Cléotas lui-même n'est pas près de courber la tête devant ce Dieu que tu blasphèmes ? Tu souffres, pauvre femme, pourquoi ne pas te confier à moi ? Si des doutes subsistent en ton esprit, je les lèverai ; si des chagrins, je te consolerai. Dieu ne maudit pas l'amour, et si tu recules devant la gloire des Vierges, tu recevras le nimbe des Epouses. Ma fille, viens à moi !

CHRYSÉIS

Tes incantations sont vaines, vieillard hypo crite. Jamais !

NORBERT

Insulte-moi, si tu veux, pourvu que tu te rendes à mon appel. Repens-toi, Ghryséis, il en est temps encore !

GHRYSÉIS

Jamais !

Repens-toi ! Par tout ce que tu chéris, par ta mère, par Gléotas qui t'aime et que tu aimes 1

CHRYSÉIS

Jamais !

NORBERT

Hélas ! Hélas !

Eh bien oui, mon Dieu, je tombe à genoux devant vous ! Voilà ces enfants que je me flattais d'avoir fait vôires et contre l'endurcissement de qui je me brise, et pourtant, je vous

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