‹ La fin des dieuxChapitre 95 sur 130 · LES MEMES, FRERE NORBERT, UN EVEQUE, DEUX MOINES · texte numérisé non relu

LES MEMES, FRERE NORBERT, UN EVEQUE, DEUX MOINES

frère norbrrt {paraissant) La voilà donc, ô roi, ta civilisation !

TERPANDRE

D'où sors-tu, mauvais moine ? les Barbares seraient-ils maîtres du Château ? Mais non ! ceux-ci sont seuls, seuls, grâce aux Dieux ! Enfants, fermez les portos! Nous tenons en nôtre pouvoir l'auteur de tous nos maux, le Légat du traître qui se dit Pape !

FRÈRE NORBERT

Terpandre, la haine t'aveugle. O mes frères séparés, écoutez-moi. Vers vons tous, Occita-

niens, je viens, non pas en ennemi, ni même en nonce, mais en apôtre, pour, avant le désastre, essayer de sauver vos âmes, jadis l'édification de la Chrétienté, et surtout la tienne, royal vieillard ! Les malheurs qui t'accablent doivent t'avoir dessillé les yeux, déplorable victime. Repens-toi 1 repens-toi, la miséricorde du Seigneur est infinie !

LE ROI D'ARLES

Tu railles tristement, moine. Me repentir? et de quoi? quel est mon péché? Est-ce moi qui suis allé saccager les pays d'Oil ? Est-ce moi qui ai fait de l'Occitanie un cimetière ?

FRÈRE NORBERT

La responsabilité des rois est immense. René, songe à ton âme !

le roi d'arles Moi aussi, j'ai aimé la justice, c'est pourquoi

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