‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 146 sur 248 · Élégies, I. \>. 260, v · texte numérisé non relu

Élégies, I. \>. 260, v

:;. Becq de Fouquiéres, Poésies d'André Chénier, ntrod., xxu. \. Élégies, I, p. 190. v. jo et suis-.

• >. Ses lambris... où sa harpe se tait.

[Élégies, p. 234, v. 32.)

iî. Voir en particulier Poésies, p. 918.

voluptueuse des fleurs. A l'égal de tous les portes païens, de Ronsard, de La Fontaine, de Henri Heine '. de Théodore «le Banville, il a aimé les roses, depuis relies de Paestum jusqu'il celles de Fontenay : l'amour naîl dans une rose. La comparaison classique des gorges, des jours r! des lèvres avec la rose lleuril dans ses vers, presque neuve à force «le sincérité. La nudité de Camille, c'est encore la rose. Il rêve de l'aire un lit de roses à son amante et alors il contemplera

dans la rose en feu l'albâtre confondu

Comme un ruisseau de laii sur la pourpre épandu2.

« Lr printemps habile dans ses vers » : il aime toutes les fleurs, surtout les fleurs antiques, la violette, l'hyacinthe, le lys; tous les nobles feuillages, l'acanthe, le lierre, le myrte, le laurier. Ses yeux s'arrêtent sur « l'épi couronné d'or », le « sang du doux mûrier », sur les colorations estivales et splendides de la pèche, de J'abrieot, du coing, sur la fleur sanglante de la grenade et sur la pourpre des grappes.

Mais surtout, en véritable païen qu'il est. il comprend la beauté du nu, aussi bien la nudité provocante et libertine du xvme siècle que la nudité antique. Kvidemment ce sont toujours les grâGes un peu mièvres de la Vénus de Médicis ou l'élégance trop parisienne de la Diane de Houdon, qUi dominent son goût : ni la Vénus de Milo. ni la grande sculpture classique du ve siècle ne sont encore connues. On trouverait assez exactement l'équivalent plastique de certaines descrip-

1. Henri Heine s'était composé celle épitaphe : « 11 aima les roses de la Brenta ». En 1891, l'impératrice d'Autriche, dans sa propriété de Corfou. a fait élever une statue à Henri Heine, dominant la mer «lu haut d'un rucher de 800 mètres el entourée de cinquante mille rosiers. iL'We'e libre, mai 1893, p. 33.)

Page 1