Élégies, p. 152, v
2. Ibid., I. !-. IV-. \. ',!» ei suiv, tbid., 1. p. 188, \ . 3 el suiv.
■i:>'t FIN IU CLASSICISME ET RETOUR A LANTIQUE.
Veut-on enfin quelque chose de plus classique, qui rappelle toul à l'ait Le Poussin dans les Bergers tVArcadiel Un voyageur rencontre une femme sur la tombe de son amant, à sa vue elle s'enfuit. Il s'approche, lil l'inscription, répand (1rs fleurs sur la tombe, puis « il remonte à cheval » el s'en va, la tête penchée el le cœur mélancolique,
Pensanl à son épouse el craignant de mourir '.
C'esl le paysage noble, comme on recommençait à le pratiquer autour de David! Au fond, il n'y a rien dans tout cela de vraiment antique si ce n'est des réminiscences confuses ou les oripeaux d'une mythologie de décadence : nous sommes bien loin du « salve, magna parens frugum », de Virgile ou de l'invocation à Vénus de Lucrèce. Plus lard Chénier, dans V Hermès, comparera bien la terre à un grand animal et il se souviendra des noces cosmiques de Zeus et de Gaïa -. ma s les préoccupations dominantes du géologue tueront en lui l'accent religieux et poétique.
S'il comprend la nature comme ses contemporains, il ne se fait pas non plus une autre idée de l'amour. Encore est-ce bien l'amour qu'il faut dire? C'est la volupté toute pure. Qu'il chante des courtisanes ou des grandes dames, le ton est à peu près le même. Quoi qu'en dise le dévoué Becq de Fouquières 3, je ne vois pas de différence entre le ton qu'il emploie avec Lycoris ou Glycère et celui dont il parle à Camille. A peine avec Fanny est-il plus respectueux 'sans compter que tous ces noms féminins qui se brouillent sur sa lyre sont bien faits pour inspirer une sage
t. Poésies antiques, Clytie, p. 62.