‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 161 sur 248 · Tableaux tirés d'Homère et de Virgile · texte numérisé non relu

Tableaux tirés d'Homère et de Virgile

leur fatuité, avaienl cru devoir prendre les conseils des artistes, ils le pouvaienl alors plus que jamais Sans parler des relations qui pouvaienl se nouer au hasard «les rencontres dans la vie mondaine, il y avait un salon à Paris, celui de Mme Geoffrin, où une fois par semaine artistes et gens de lettres se trouvaient réunis : tous les lundis '. Marmontel, Diderot, Caylus, dînaient avec Boucher, Latour, Vernet, Vanloo, Lemoyne. Diderot aura bientôt des relations suivies avec Cochin et Falconnet, avec Greuze, qu'il appelle « son homme ». — on peut dire avec tout ce qui compte alors connue peintres, sculpteurs ou graveurs. A mesure qu'il se rendra compte des différentes parties de la technique de l'art et de leurs difficultés, il recherchera davantage la société et les leçons des gens du métier. Autour de lui, il en est, un peu de même pour tous ceux qui se sont improvisés critiques d'art. L'espèce pullule : c'est l'abbé Leblanc. La Font de Saint- Yenne, Bachaumont, l'ex-jésuite Laugier, pour ne parler que des plus considérables 2. Au-dessous d'eux s'agite toute une tourbe de critiques minuscules, race hargneuse et méchante, qui cherche avant tout le scandale : à propos de l'exposition de 1 753, Grimm disait : « Le salon n'était pas sitôt ouvert, que les peintres se sont vus accablés de brochures. Cette licence est d'autant plus odieuse qu'elle fait nue impression singulière sur les artistes, qu'elle décourage. S'il y a nue occasion où il faille gêner la liberté de la presse, ce serait sans doute dans le cas

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