‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 164 sur 248 · Cf. h ce sujet notre thèse latine · texte numérisé non relu

Cf. h ce sujet notre thèse latine

•>. Les Allemands eux-mêmes blâment le style métaphysique de Mengs. Justi trouve que dans ses dissertations en allemand il donne l'impression d'une traduction pénible, ci*. Winckelmann, H, p. :ii.

'■'<■ Sur tout ee pôle de Caylus a l'Académie de peinture, cf. Rocheblave, op. rit.

loin : ses tendances antiquisantes s'affirment déjà dans un livre, où il s'attache à montrer toutes les ressources pittoresques <le la fable et de l'histoire ancienne, — dans ses Nouveaux sujets de peinture et de sculpture, davantage encore dans ses Tableaux fir*:s d'Homère et de Virgile et dans son Histoire d'Hercule thébain '. Ce qui nous intéresse particulièrement ici c'est l'importance qu'il attribuait au costume : sans dotite l'antique, tel qu'il le conçoit, est encore 1res différent du nôtre: niais il avait mis sur la voie de l'antiquité véritable : faire entrer de plus en plus dans l'éducation de l'artiste l'étude des auteurs anciens et de l'archéologie, telle esl bien la tendance qui domine dans tous ces ouvrages de Caylus. Qu'on ajoute l'enseignement très précis et très détaillé qu'on pouvait trouver dans son Becueil d'antiquités; qu'on songe surtout à son projet de ressusciter la peinture à l'encaustique des anciens, à la Minerve qu'il fit exécuter par Vien d'après ce procédé, à tout le bruit qui se fit autour de ce tableau : il sera bien difficile de ne pas voir en Caylus celui qui a le plus contribué à ramener l'art de son temps à l'imitation de l'antique.

Pourtant on peut se demander ce qu'il aurait pensé de la peinture de David : il est probable qu'il n'y aurait pas trouvé ce qu'il cherchait. Ce n'était pas à pasticher l'antique qu'il voulait conduire, mais à renouer la tradition du Poussin, voire des grands maîtres de la Renaissance, qui avaient eu ses premières admirations 2.

Malheureusement les conditions étaient bien diffé-

1. Caylus n'est pas le seul qui ait publié au xviii" siècle de ces recueils de sujets. Les Concourt signalent un recueil analogue de Làgrenée et un autre de Dandré-Bardon : L'histoire universelle traitée relativement aux arts de peindre et de sculpter. Cf. E. et J. de Concourt, l'Art au XVIII siècle, p. 323.

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