‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 173 sur 248 · Cf. J.-L. -Jules David, op. cit.. p · texte numérisé non relu

Cf. J.-L. -Jules David, op. cit.. p

3. On ne s'expliquerait pas autrement l'attachement qu'il inspira à quelques-uns de ses élèves, comme Drouais, ou surtout comme Delécluze, qui a raconté sa vie avec une sorte de piété filiale.

i. laid., p. 13.

inattendu de quelques-unes de ses toiles n'a pas d'autre source.

Mais le vrai fond de David, comme peintre, c'est le réalisme Le plus robuste cl le plus pénétrant qui se soit manifesté dans l'école française. A peine arrivé en Italie, il se débarrasse de la routine académique et, chose surprenante chez un élève de Yien, ses admiralions vont tout d'abord au Valentin, un disciple des (la ravage2. Il avoue ne rien comprendre à Raphaël, ni en général à aucun des grands artistes italiens et classiques de la Renaissance '. * Mes yeux, dit-il. étaient alors tellement grossiers que loin de pouvoir les exercer avec fruit en les dirigeant sur des peintures délicates comme celles d'Andréa del Sarto, du Titien, ou des coloristes les plus habiles, ils ne saisissaient vraiment et ne comprenaient rien que les ouvrages brulalement exécutés, mais pleins de mérite d'ailleurs, des Caravage. de Ribeira et de ce Valentin qui lut leur élève -. y> — La seule chose qui le frappe chez les Italiens ;!, c'est la vigueur du modelé etla forte opposition des clairs et des ombres, une qualité que la peinture française du xvnie siècle et en particulier celle de Boucher avait totalement perdue. Ces premières affirmations vraiment sincères du goût de David, nullement influencé encore par les idées antiquisantes, sont extrêmement significatives. Le jeune admirateur du Valentin se retrouvera plus tard dans le Marat et dans les œuvres les plus personnelles de David. Jusque dans son culte pour Bonaparte, reparaît cette adoration de la force, ce goût de la nature vraie sans atténuation et sans déguisement, qui a été la plus éminenle

1. Il faut en excepter le Gorrège, qu'il admira beaucoup à la cathédrale de Parme, lbid., p. 9.

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