‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 186 sur 248 · Delécluze, op. cit., p · texte numérisé non relu

Delécluze, op. cit., p

perfection de la statuaire chez les anciens, et c'esl Emeric David qui remporte le prix (1801). Seroux d'Agincourl donne une Histoire de Vartpar les monuments (1810-1823); Visconti, appelé en France après la translation à Paris des principales richesses du Musée < lu Vatican, public une Notice des antiques du musée Napoléon; puis son Iconographie grecque (1811), complétée par une Iconographie romaine, en collaboration avec Mongez (1817-1826).

Evidemment la philologie proprement dite est toujours en décadence, et les survivants de l'ancienne Académie des Inscriptions s'en plaignent avec amertume '. Il y avait eu une brusque interruption de la culture pendant la période révolutionnaire, qu'il était difficile de réparer. Niais à défaut d'érudition, on fait de la pédagogie. On se met bravement à rapprendre le grec et le latin. Les rudiments et les traductions se multiplient comme à la fin du xvme siècle : une traduction est un événement littéraire2; et nous ne parlons pas ici des innombrables traductions en vers. Le plus clair résultat de ces modestes travaux fut le relèvement des études dans l'Université impériale. On revient à Rollin en esprit de réaction contre les méthodes des idéologues. Le discours latin reprend sa première place dans les palmarès comme dans les classes et la rhétorique redevient le couronnement des études classiques. On veut faire renaître les lettres latines. Burnouf prenait pour texte de son discours à la distribution des prix du concours général de 1812 : « Ergo renascitur lingua romanorum3, » En 1810, « pour

1. Cf. Dacier, Rapports sur les progrès de l'histoire et de la littérature ancienne depuis 1789, p. 25.

•2. Voir Merlet, Tableau de la littérature française sous l'Empire, III, p. 34 et suiv.

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