Acte IV. SC vu
L'Hector de Luce de Lancival esl très inférieur. <>n reste confondu quand on songe que Villemain trouvait cette tragédie « véritablement homérique » : c'esl la tragédie de collège dans toute sa nudité el son ennui. Pas le moindre -sentiment des situations, aucune idée de la vérité vivante ni des mœurs homériques, rien <|u • des tirades el de misérables lieux communs habillés d'un style neutre, qui n'a pour lui qu'une correction relative. Ce sont des scènes connues de Ylliade découpées, cousues bout à bout et rendues dans un>^ langue blafarde H terne. Pas même chez ce professeur de rhétorique qui prétendait s'in^ spirer d'Homère. — pas mèmeeeque Théophile Gau lier louait dans Une fête de Néron ' d'Alexandre Soumet : h- fond rouge antique où se détache en noir, comme dans les vases peints, la silhouette grêle et sèche des personnages.
Cependant la pièce réussit, grâce à un concours de circonstances qui nous échappe aujourd'hui; elle reposait des Ophis et des Isule et Orovèse, des Oscar et des Omasis2. Sa platitude avait un faux air de simplicité. Connue aussi il n'y avait point de confidents ni d'épisode amoureux, il nen fallait pas davantage pour l'aire crier à l'antique. D'ailleurs il y avait dans les tirades d'Hector une ardeur belliqueuse qui H ait plaire singuli irem mi à celle d tte <i.- C'était une sorte de Chant du départ à la greeque, cl Napoléon déclara que c'était « une pièce de quartier général »:i. Pour marquersoncontenteme.nl à l'auteur, il lui lit donner une pension de 6 000 francs. Ajoutons enfin qu •. dans sa nudité, celle tragédie se mariait