Ophis 1799), Isule el Orovèse (180b sonl de Lemercier
l'Arnault, Omasis ou Joseph ru Egypte (1807) est de Baour-Lormian.
:;. Cf. Quérard art. Luc ■ il'- Lancival).
.!i', FIN M CLASSICISME ET RETOUR A L ANTIQUE.
assez bien au décor un peu froid el abstrait que formaienl l'ameublemenl el la moded'alors. <>n se représente volontiers Hector joué en petil comité ;'i Fontainebleau, parmi les hautes boiseries toutes blanches, 1rs fauteuils aux pieds droits el aux dossiers carrés el les Victoires des candélabres avec leurs robes aux plis rigides el leurs girandoles de cristal.
l'ue pièce qui dul donner plus fortemenl encore cette impression de l'antique, c'esl la Vestale de Sponliui (1807), don! le succès, contre toute attente, fui prodigieux1. Le maestro italien, dédaignant la musique facile el spirituelle qui lui avail réussi jusque-là, avail essayé de renouer la grande tradition de Gluck, en sacrifianl toul à l'expression. Malheureusement, si vive qu'ait été la vogue de ce! opéra, les pièces à spectacle n'en furent pas évincées pour cela. Il y eul même recrudescence de pièces et de cantates officielles, où l'allégorie mythologique s'épanouit comme sous Louis XIV : Spontini lui-même sacritia à l'idole du jour dans son Eccelsa Gara -, qui fut exécutée au Théâtre de l'Impératrice le 8 février 1806. Mais le modèle du genre fut la Clémence de Trajan avec paroles d'Esménard et musique de Lesueur et Persuis, pour lequel on avait fait de grandes dépenses et même construit un couloir de dégagement, tellement la figuration était nombreuse et splendide3.
A côté de celte musique de commande, il faut mentionner les innombrables poésies officielles que provoquaient les grands événements du règne. — le couronnement, le mariage avec Marie-Louise, la naissance du roi de Rome. Tous les poètes pensionnés payèrent
1. Cf. Adolphe Jullien, Paris dilettante au commencement du siècle, p. 28 I .