‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 201 sur 248 · Cf. Vauthier, op. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. Vauthier, op. cit., p

2. Voir, pour l'analyse de ta pièce, Vauthier, op. cit., p. [13.

goûl des petits vers, el la mythologie a eu --es muscadins. C'est, par exemple, Dorat-Cubières qui versifie le calendrier républicain :

Germinal me verra caresser ma Lisette, Floréal, de bouquets orner sa collerel te, Prairial, la mener sur de riants gazons, Messidor, avec elle achever mes moissons, Thermidor, près des eaux détacher sa ceinture, Fructidor, lui servir la pêche la plus mûre, VIN DE MIAIRE ', enivrer ses esprits amoureux, Brumaire, sous un voile abriter ses chi veux, Frimaire, au coin du feu la proclamer Vestale, Nivôse, à sa blancheur offrir une rivale, Pluviôse, pour elle affronter les torrents, ■ Kl Ventôse, braver les sombres ouragans.

Lemercier, avec ses Quatre Métamorphoses (1799), paie son tribul à la mode et dans un sujet extrèmemenl licencieux, il rencontre peut-être les plus beaux vers qu'il ait écrits2. Le « citoyen Gai! » traduit Anacréon, Tissot retraduil les Baisers de Jean Second, déjà traduits par Dorât. Mais le plus célèbre et le plus lu de tous est Evariste Parny, l'auteur de la Guerre des Dieux. Il avait débuté sous l'ancien régime par des Chansons madécasses, traduites en français (toujours la traduction!), et des Poésies erotiques (1778). Il continue par ses Déguisements de Vénus, « tableaux imités des Grecs » (1805), et par le Voyage de Céline (1808). Sous l'empire, il entre décidément dans la gloire. Il passe pour le premier de nos élégiaques et il est entendu qu'il est « le Tibulle français ». A sa mort, Lamartine le pleure dans une élégie lue à l'Académie de Mâcon :1. après l'avoir copieusement imité dans de nombreuses pièces de jeunesse.

Une telle réputation est une énigme pour nous. Ces

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