I, K R O M A MIS M E E T L A TRADITION CL A8 S I Q I E
]. Le romantisme à ses débuts se distingue h peine du classicisme. — Définitions vagues île M" de Staël et de Saint- Ghamans, qui s'appliquent surtout aux classiques allemands.
— Déclarations de V. Hugo. — En réalité, l'école romantique française se rattache, à l'origine, g. la tradition jjlassjujie, — Les études fies romantiques, leurs pTÊTérences el leurs admirations littéraires. — Les lectures el les jugements de Lamartine. — Les premiers articles de critique de Y. Hugo.
— Relations des romantiques avec les littérateurs de l'époque impériale. — Caractère tout classique de leurs premières œuvres. — Le moyen âge « empire » des Ballades. — Les tragédies des romantiques : le Spartacus d'Eugène Hugo et le Léonidas de Pichald.
II Ce gin.' Ici, romantiques nnl dû ;i A.ndré CliéjTier : Influence très exagérée. — La légende royaliste d'André Chénier. — Les imitations du Jeune malade dans la Muse française. — ■ Sainte-Beuve, dans son Tableau de la poésie française au XVIe siècle et dans ses Pensées de Joseph Delorme, essaie de rattacher l'école romantique à André Chénier. - Que Lamartine ne lui a rien dû. — La versification de Hugo reposanl sur un autre principe que celle de Chénier. - Influence plus grande ou plus probable sur Yignj et Musset : les Poèmes antiques de Vigny, les premiers vers et les imitations de Musset. — Sainte-Beuve et André Chénier: analogie de tempérament. — Innovations prosodiques, leur valeur et leur avenir.
III. Le romantisme et le classicisme archaïque du xvi' siècle.
— Influence considérable du Tableau de la poésie ^française au A 17 siècle et des Œuvres choisies île Ronsard. — Hugo. philologue et métricien, reprend plusieurs <'•<'•< prorëdr- de
la Pléiade. — Le romantisme esl d'abord "ne rénnvationyie la innoinfi pif ri» y^r«;, — Enthousiasme des romantiques pour fàTt lie la Renaissance, — l'architecture, les peintres-décorateurs, les romanciers el les poètes. — L'influence de la Renaissance française el méridionale beaucoup plus forte que celle du moyen âge el des littératures germaniques. — Le romantisme apparail d'abord comme une Renaissance, de la Renaissance.
IV. Définition du romantisme propremenl dit. — Rupture avec la tradition classique. —Originalité de la Préface de Cromwell. — L'Arl égal a la Vie. — L'art, non plus que la nature, n'esl pas l'ail pour l'homme. — Conséquences de l'esthétique nouvelle.
On peut croire Hugo sur parole, lorsqu'en 1820, à propos des Méditations de Lamartine, il écrivait qu'il n'y a que des « différences assez insignifiantes1 » entre classiques et romantiques. A celle date et même encore quelques années plus la ni. il est, difficile de Uisjiuguer rigoureusement les deux écoles- Cette qualification même de romantiques, que l'on donnait aux jeunes, n'étail pas de leur invention et elle n'était pas nouvelle. Depuis la seconde moitié du \vme siècle, le mot était d'un usage courant et, quelques années auparavant, M",c de Staël, dans son livre De l'Allemagne, avait essayé, quoique d'une façon assez vague, d'en fixer le sens. .Mais il l'aul remarquer que Mmc de Staël ne se préoccupait que des grands classiques allemands2. 11 en esl de même dans l 'Anti-romantique de Saini < .liaiiians, qui était une réponse à V Allemagne el au